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(Le sol fait le climat et l'Homme qui plantait des arbres, Un samedi au Tampon Trois Mares, Assemblée Générale 2012 à Pierrefonds-Exotica, Des maars à Notre-Dame de la Paix, Tour du Piton Bébour, Concours d'Excellence dans les élevages de porcs, Fête de Fin d'année 2011 à Cilaos, le Tour de Grand Etang 2011)

 

 

 

 

 

Le sol fait le climat et L'homme qui plantait des arbres  (Brouillon)

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

 

 

 

Que l'homme puisse dérégler les climats de sa planète est devenu une évidence de nos jours, mais elle ne comporte que l'aspect non négligeable des conséquences des effets dits de serre et d'augmentation des températures. Pourtant il y a une cinquantaine d'années un ingénieur agronome né en 1888, Maxime GUILLAUME, développait une cause un peu différente dans son petit livre peu diffusé «Le sol fait le climat».

 

Sa longue expérience de culture sur des sols en voie de désertification en Afrique l'a conduit a envisager une influence directe du sol sur le climat, au contraire de ce qu'il pouvait lire dans le Larousse du XXème siècle édité en 1906 «C'est au climat du Sahara qu'il faut surtout attribuer son caractère désertique». Et si l'on prenait l'effet, à savoir le sol réduit à du sable, pour la cause du climat désertique ? L'idée peut sembler étonnante, pourtant la lecture de son livre sème le doute : du temps des hommes chasseurs les déserts du pourtour méditerranéen étaient couverts de forêts et de verdure, trop exploitées durant des millénaires elles ont été surpâturées depuis que l'homme cueilleur-chasseur est devenu berger et éleveur. Le sol mis peu à peu à nu a perdu son humus, il n'est resté que du sable déplacé par les vents devenus violents, et c'est cette détérioration du sol qui a éloigné les pluies, asséchant des cours d'eau que nos ancêtres ont vu couler. Le sol provoquerait la sécheresse pour freiner sa stérilisation...

 

Maxime GUILLAUME va plus loin en prétendant que si l'homme reverdissait des zones désertiques sur de grandes surfaces à grands renforts d'irrigation et de semis (moins onéreux que des guerres qui souvent ne sont pas plus «rentables»), l'humus se reformerait et des pluies régulières reviendraient. Mais il conviendrait de laisser l'herbe à son rôle premier, nourrir le sol, et non pas l'exploiter de suite et dans sa totalité, il faudrait d'abord reconvertir les bergers en sylviculteurs... L'air deviendrait moins sec, les géographes confondant aussi d'après l'auteur cause et effets quand ils affirment que «la sécheresse de l'air provoque l'aridité», si on restaurait les sols le climat changerait positivement. Pour preuve il cite la forêt amazonienne au sol sur-enrichi en humus et où il pleut chaque jour, un milieu presque trop riche pour la vie humaine, alors que des zones déboisées depuis plus d'un siècle au Brésil perdent leur humus en même temps que leurs pluies autrefois abondantes...

 

En Europe, les sols mis à nu par l'agriculture chimique et les labours ressemblent à des déserts entre les périodes de culture. Cette agriculture productiviste qui ne nourrit que la plante à récolter et jamais le sol diminue sa richesse en humus surtout durant les longues périodes où il se trouve mis à nu, induisant des dérèglements climatiques perceptibles qui se sont généralisés. L'auteur fervent défenseur d'une agriculture biologique sans labours qui nourrit aussi les sols évoquait déjà dès les années 1970 les saisons dérangées, les hivers très froids avec des périodes où l'on sort en petite chemise, le contraire en été, les orages de plus en plus violents, les sécheresses importantes en France, les sols de plus en plus secs, la grisaille fréquente contrairement à sa jeunesse 80 années plus tôt...

 

Pour conserver l'humus vital pour le sol et par là même pour le climat, il faudrait laisser un couvert herbacé et des pailles se décomposer en surface dans les champs toujours protégés par de la végétation, n'exporter que du surplus pour nos besoins, surtout dans les régions qui s'assèchent, et limiter le pâturage aux sol riches comme la Normandie. Dans certaines rizières d'Asie on apporte (ou apportait ?) des végétaux à la place des engrais chimiques, de plus le végétarisme asiatique contribue largement à la préservation de l'humus en évitant le surpâturage. Si on met le sol à nu par labour et surpâturage, de nos jours aussi par béton et macadam, le climat bénéfique pour la végétation ne la défendra plus en devenant automatiquement plus sec... Le sol se recouvrirait d'herbe d'abord pour se protéger, se nourrir lui-même et permettre la croissance des arbres, pas forcément juste pour nourrir nos troupeaux.

 

Je ne peux résister à mettre cette théorie en relation avec la vision de Jean GIONO dans son histoire «L'homme qui plantait des arbres», inventée dans le but de, je cite Jean GIONO (mai 1957) : «faire aimer l'arbre ou plus exactement faire aimer à planter des arbres, ce qui est depuis toujours une de mes idées les plus chères, ... traduit en de nombreuses langues, c'est un de mes textes dont je suis le plus fier,... j'ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions». Depuis ses héritiers l'ont fait éditer et une autorisation est obligatoire en cas d'«utilisation de tout ou partie de ce texte», lettre de l'éditeur à l'appui... Tourné en film primé, lu par Philippe NOIRET, ce texte est mondialement reconnu comme une œuvre majeure de littérature de jeunesse, bien que destiné aux adultes à l'origine.

 

Un berger solitaire de Provence passe ses jours entre 1900 et 1945 à semer des graines d'arbres sur de grandes étendues désertifiées. Il abandonne même ses moutons trop dévastateurs pour l'apiculture et sa passion secrète : placer en terre une centaine de graines d'arbres chaque jour. En même temps qu'ils grandissent l'air s'adoucit, les pluies reviennent, la nature reverdit, les sources se remettent à couler, un village reprend vie, la jeunesse revient s'installer et les anciens retrouvent le bonheur...

 

L'herbe sert avant tout à nourrir le sol, les arbres qui poussent ensuite le nourrissent et se nourrissent eux-mêmes par la chute de leurs feuilles. A l'échelle réduite à nos jardins et palmeraies, peu de jardiniers évitent de jeter la matière verte qui normalement enrichirait le sol par compostage. On la destine trop souvent à la poubelle appelée un peu négativement «déchets végétaux» ou «déchets verts» malgré leur transformation ultérieure en compost, mais après un transport énergivore et coûteux. Rares sont ceux qui enrichissent le sol de leur propre jardin ou de leur palmeraie avec tous les végétaux coupés ou tombés qu'ils compostent sur place. Un exemple local qui m'a frappé et amené à relire ces livres, c'est le grand terrain en terrasses de Lauricourt GROSSET à Saint-Joseph : couvert d'une forêt végétale de palmiers principalement mais aussi d'arbres endémiques, tout est recyclé sur place, les palmes réduites à une cinquantaine de centimètres de longueur méticuleusement rangées en andains bien alignés au sol. Une telle pratique d'enrichissement du sol en humus étendue à de plus grandes surfaces ramènerait peut-être davantage d'équilibre dans le régime des pluies pluies malmené jusque dans notre Sud Sauvage...

 

Extrait de la revue Air France mise à disposition des passagers en mai 2012 (page 153)

"Désertification - Surpâturage

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la désertification n'est pas l'avancée naturelle du désert ni le déplacement de dunes de sable. C'est l'épuisement des terres cultivables sous l'effet des activités humaines et des changements climatiques, et ce phénomène n'affecte pas que l'Afrique. En tout, 110 pays dont les Etas-Unis, l'Australie, la Chine ou encore l'Espagne sont touchés. Dans de nombreuses régions du monde, le surpâturage est l'une des principales causes de ce processus. En détruisant le couvert végétal, les troupeaux favorisent la dégradation des sols, réduisent leur fertilité et empêchent toute culture.12 millions d'hectares cultivables disparaissent chaque année à cause de la désertification."


 

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Un samedi au Tampon Trois Mares

 

(Brouillon)    

Par Jean-Marc BURGLIN

 

Les nombreux amateurs de jardins n'auront pas tous eu la chance de visiter un jardin zen privé aux Trois-Mares samedi 7 avril 2012, le nombre de participants dépassant très vite la trentaine... Heureusement, l'étendue de la propriété permet de nous disperser pour profiter en petits groupes de la richesse de ce jardin d'exception dans une sérénité asiatique apaisante.

 

Dès l'entrée l'abondante floraison jaune d'un Uncarina grandidieri de belle taille attire nos regards vers une aire dédiée aux succulentes et plantes de milieux secs : Agavaceae, Aloe, Cactaceae, Euphorbiaceae, Didieraceae et Pachypodium de diverses espèces en jolis pots sur le gravier volcanique ou surélevés. En quinze années de collection les spécimens rares ou âgés sont nombreux, tel un Pachypodium rosulatum de 30 ans. Puis le regard se tourne vers l'un des bassins ou les poissons rouges nagent paisiblement sous les papyrus et les plantes aquatiques dont Nymphoides crenata ou montana aux feuilles en cœur et aux fines fleurs jaunes ciliées.

 

La famille des Bromeliaceae occupe une place importante dans la collection et leurs étranges floraisons colorées comblent les photographes du groupe. Une ombrière pour les Anthurium et les éléments de décoration autour de la piscine complètent le décor des plus esthétiques soigné jusque dans les moindres détails. Un peu partout des Bouddha et des statues orientales complètent le charme du décor végétal autour de la maison où un parterre de coussins de belle-mère (Echinocactus grusonii) pesant jusqu'à 80kg fait face aux Agave attenuata devant la varangue. En toile de fond, un énorme baobab africain Adansonia digitata aux nombreux fruits allongés est entouré par d'imposants palmiers. Ceux-ci sont évidemment observés de près, depuis les palmiers bonsaïs près de la maison jusqu'aux géants sous lesquels nous déambulons tranquillement.

 

Thierry HUBERT ne manque pas de nous rassembler pour une occasion rare, différencier Washingtonia robusta -le plus élancé malgré son nom- de Washingtonia filifera au stipe plus gros, deux individus adultes se trouvant côte à côte. Têtes vers le ciel, tout le groupe tente de repérer également les différences de coloration des palmes et des épines. Les autres palmiers observés sont Roystonea oleracea, Dypsis leptocheilos, D. lutescens et D. decaryi, Phoenix canariensis et P. reclinata peut-être hybride rejetant à la base, Acanthophoenix rubra, certains plantés pour leur chou et le Bismarckia nobilis mâle qui pollinise le sujet femelle du Parc des Palmiers pas très éloigné à vol d'abeille.

 


Collection de pachypodiums

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Plantes grasses

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Nymphoides crenata ou montana

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Broméliacée

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Sous le palmier Bismarckia nobilis

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Baobab africain Adansonia digitata

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Palmier nounours Dypsis leptocheilos

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Washingtonia filifera

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Uncarina grandidieri

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Agave ferox

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En fin de matinée nous poursuivons par la visite du Parc des Palmiers du Tampon où nous constatons tous la bonne croissance des palmiers. Un Butia capitata porte déjà ses fruits comestibles bientôt mûrs, ailleurs nos regards s'attardent sur Wodyetia bifurcata, Chambeyronia macrocarpa, Hyophorbe indica, Caryota obtusa, Dypsis prestoniana, D. lastelliana, D. pinnatifrons au stipe s'élargissant en cours de croissance, Areca catechu, Kerriodoxa elegans, Jo Palm sous ombrière et à l'ombre des Arenga pinnata, ... Plusieurs Ravenea musicalis ont été plantés dans le bassin amont, leurs reflets dans l'eau embellissent le paysage de palmiers sur fond de montagnes. Les discussions vont bon train pour distinguer Pigafetta elata de P. filaris, mais de l'avis unanime le plus remarquable ici, c'est l'esthétique du milieu naturel créé par ces espèces à croissance ultra rapide associées à des petits palmiers d'ombre Chamaedorea metallica.

 

C'est à Thierry HUBERT, concepteur du Parc des Palmiers, que revient l'idée de plantations groupées de sujets de la même espèce. Le groupe des Pigafetta si esthétique autour de nous préfigure l'aspect futur du Parc, joyau pour la Réunion. Le repas de midi à la Case à Sylvie du Tampon nous permet de goûter au copieux couscous ou à la riche paella de Nénette peu avant la cession de son restaurant. Un digestif à la poire «exotique» sous nos cieux prolongera ce repas convivial dans la bonne humeur et les rires ! 

 

 

Le Parc des Palmiers du Tampon

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Jeunes Bismarckia nobilis à l'entrée du Parc des Palmiers 

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Caryota obtusa

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Au premier plan palmiers malgaches Ravenea musicalis qui poussent dans l'eau

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Groupe de palmiers Pigafetta

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Palmiers Chamaedorea metallica sous un Pigafetta

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ASSEMBLEE GENERALE


Palmeraie-Union à


PIERREFONDS-EXOTICA

 

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

 

(brouillon)

 

 

Le site du parc Exotica à Pierrefonds constitue un cadre exceptionnel pour l' assemblée générale du 27 avril 2012, il permet de compléter la partie purement administrative par la visite du parc et un repas au restaurant du Domaine des Pierres.

 

Après un petit-déjeuner servi en plein air avec viennoiseries, jus de fruits et thés aux parfums variés, la trentaine de participants parcourt le parc sous les palmiers colonnes (Roystonea oleracea) de très grande taille, plantés il y a vingt ans avec les talents paysagistes évidents de Daniel PRUGNIERES. Nous remarquons entre autres d'élégants palmiers rouge-à-lèvres Cyrtostachys renda, des lataniers-lattes des Seychelles Verschaffeltia splendida, des palmiers trièdres Dypsis decaryi, un grand Chambeyronia, la floraison de Burretiokentia sp.ou B.vieillardii ressemblant un peu à un palmiste blanc, Phoenix roebelenii, des palmistes rouges, un palmier à huile élancé et plusieurs Bismarckia nobilis malgaches des deux sexes... Les Caryota à la végétation dense plantés en bordure jouent le rôle important de brise vent dans cette partie très aérée de l'île. Les autres espèces sont harmonieusement disposées parmi des arbres rares, cactées, bonsaï, pachypodiums, anthuriums, orchidées, adeniums, didiéraceés, plantes grimpantes et autres. Quelques canards et cygnes, une grotte aux animaux préhistoriques, des animaux sculptés ainsi que des collections de minéraux et d'insectes donnent une touche baroque intéressante et amusante.

 

Nous rejoignons la salle de réunion pour l'assemblée générale. La salle est magnifiquement décorée par les encadrements des photos du récent concours organisé par Palmeraie-Union et l'AG est immédiatement suivie par la remise des lots : livres, palmiers de Palmahoutoff et de la pépinière de La Chapelle ainsi que les encadrements en grands tirages des photos primées. Chaque gagnant présent commente sa photo, ce qui passionne davantage l'auditoire que le compte-rendu financier de l'assemblée générale par ailleurs plutôt concrète, l'essentel des discussions portant sur les sorties, la fête de fin d'année et les projets à venir!

 

Un bon repas créole dans le cadre prestigieux du Domaine des Pierres clôture agréablement cette belle journée conviviale comme toutes celles de Palmeraie-Union!

 


 

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Floraison de Burretiokentia sp. ou B. vieillardii

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Elégants palmiers rouge à lèvres Cyrtostachys renda

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Palmiers colonnes (Roystonea oleracea) de très grande taille

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Bismarckia nobilis femelle avec fruits

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                                             Concours photos, hors concours :

Jean-Marc BURGLIN, Dictyosperma album var. album, pamiste blanc à Trois Mares, Le Tampon                                                           septembre 2009


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Des « maars » à Notre Dame

(Brouillon)

Par Jean-Marc BURGLIN

 

 

 

 

La balade de dimanche 11 mars 2012 a réuni une quinzaine de membres de Palmeraie-Union, et ce malgré l'absence prévisible de palmier sur les deux circuits proposés. Après une récente balade au Trou de Cissia près de Grand Coude, ce sont les trois Trous Blancs en bordure de la route forestière du volcan, inconnus de la plupart d'entre nous, qui compléteront nos connaissances géologiques des « maars » de la Réunion.

 

Un maar est un cratère formé lorsque le magma remontant vers la surface rencontre une nappe phréatique ou un cours d'eau sous le sol. L'eau se vaporise en augmentant la pression au point d'éjecter les roches en surface comme un bouchon de champagne. Si l'eau continue à couler un lac peut se former dans le cratère, ce qui n'est pas le cas à la Réunion pour les Trous Blancs, de Cissia et le Cratère de Commerson. (Le Piton de l'eau n'est pas une formation de type «maar»).

 

L'échappée visuelle sur le Piton des Neiges dans un ciel bleu pur reste éphémère mais d'autant plus belle, et déjà le deuxième Trou Blanc joue à cache-cache dans les brumes nuageuses à 1850 mètres d'altitude. Le tour des trois Trous Blancs ne présente aucune difficulté et permet de profiter de vues circulaires et lointaines sur ces formations géologiques particulières (blanches par endroits comme si la roche était calcaire, d'où leur nom). Le paysage ponctué de pâturages et de quelques digitales rappelle certaines montagnes de métropole. Henri SULPIS détermine les divers « brandes » ou « branles » de la lande d'altitude : branle vert Erica reunionensis de la famille des Ericaceae (bruyères arbustives), branle blanc Stoebe passerinoides (Asteracée éricoïde), à côté de l'ambaville bâtard Phylica nitida, de l'ambaville blanc Hubertia tomentosa et des petits tamarins des hauts Sophora denudata parfois couverts de lichens Usnea sp..

 

Au retour, Thierry nous dirige vers le vénérable Tamarin Dodo. La discussion autour de son âge vaut presque un des débats politiques des proches présidentielles : 300 ans, 500 ans, 800 ans ? Des recherches sur internet précisent que ce Tamarin des Hauts Acacia heterophylla serait né bien avant l'arrivée du premier réunionnais il y a 350 ans, témoin du Solitaire de Bourbon peut-être.

 

La météo nous incite à quitter les lieux rapidement après le pique-nique humide, mais en arrivant au deuxième site à Notre-Dame de la Paix, bonne surprise puisque nous retrouvons le beau temps, la vue sur la Rivière des Remparts et nous pouvons admirer toute la richesse de la forêt bordant le sentier botanique. Nous laissons très vite la foule autour de l'aire de pique-nique pour tomber sous le charme des magnifiques fougères arborescentes, mapous, tans rouges, change écorces, bois maigres, de Laurent Martin, de raisin, de nèfles et autres essences aux formes de troncs remarquables sans compter lianes et plantes basses. Les botanistes ne progressent que très lentement sur le sentier et Henri SULPIS nous explique le phénomène de radiation adaptative (*) illustré par les mahots Dombeya sp.dont on connaît 15 espèces sur un territoire aussi restreint que celui des Mascareignes. Beaucoup d'entre nous découvrent pour la première fois ce sentier botanique niché à 1700 mètres d'altitude au-dessus de la ville du Tampon.Tout le groupe rentrera enchanté après ces deux balades, un peu « cuit » par le grand air des montagnes et le soleil dont les rayons ont traversé les brumes et même l'ombre de l'épais couvert forestier.

(* Wikipedia : "Une radiation évolutive ou radiation adaptative est une évolution rapide à partir d'un ancêtre commun d'un ensemble d'espèces caractéristisées par une grande diversité écologique et morphologique. Chaque nouvelle espèce est adaptée à une niche particulière")


 

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Branles, forêt de cryptomérias et vue sur le Piton des Neiges (3069m)

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Vue sur le premier Trou Blanc

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Le Nez de Boeuf

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Petit tamarin des Hauts Sophora denudata de la famille des Fabaceae endémique de la Réunion, on le trouve au dessus de 1500 mètres d'altitude dans la région du volcan

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Montbrétie Crocosmia crocosmiiflora, un petit glaïeul de la famille des Iridaceae originaire d'Afrique du Sud

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Le Tamarin Dodo, vieux tamarin des hauts Acacia heterophylla de la famille des Fabaceae, un endémique de la Réunion qui pousse de 1000 à plus de 2000 mètres d'altitude

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 Vue sur la Rivière des Remparts

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Bois maigre Nuxia verticillata de la famille des Loganiaceae qui doit son nom à son tronc crevassé 

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Détail de la fructification de l'ananas marron Astelia hemichrysa de la famille des Asteliaceae, endémique de la Réunion 

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Fougère ficelle Vittaria isoetifolia épiphyte typique des forêts humides d'altitude 

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Feuille de mapou Monimia sp. de la famille des Monimiaceae

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Mahot Dombeya sp.

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Langue de boeuf Antrophyum boryanum, sorte de fougère aux frondes dressées, terrestre ou épiphyte

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Bois de Laurent Martin Forgesia racemosa=borbonica endémique de la Réunion, famille des Escalloniaceae

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Tour du Piton Bébour

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

 

 

Tout laissait penser que ce tour serait reporté ou au moins très mouillé ; avis de fortes pluies en cours, passages nuageux dès le matin et forêt de Bébour-Bélouve souvent arrosée, surtout en saison dite des pluies...

 

Pourtant la quinzaine de marcheurs du groupe Palmeraie-Union aura bénéficié d'accalmies entre les averses pour découvrir le site samedi 14 janvier 2012, et profité d'un abri inédit sous le pont du Bras Cabot pour un agréable pique-nique bien au sec ! Une partie des vœux de Bonne Année de circonstance se trouva donc ainsi de suite exaucée !

 

L'idée du parcours qui s'est avérée excellente, ainsi que les nombreuses déterminations de plantes endémiques et indigènes, reviennent à notre toujours dévoué guide aux compétences botaniques exceptionnelles, Lauricourt GROSSET. Tout le monde a apprécié ce sentier facile en plein cœur de la forêt de Bébour, milieu naturel unique de la Réunion.

 

Comme toujours Lauricourt nous répète patiemment les noms et nous signale nombre de plantes parfois bien cachées comme des orchidées Calanthes, Angraecum, des Bulbophyllum,ou une grande variété de bois des hauts : Dombeya sp., bois de corail, de piment, de joli cœur des hauts, maigre, deux espèces de bois de rempart, Badula borbonica, mapou Monimia rotundifolia, Humbertha colia,mais aussi fougères arborescentes endémiques géantes, sphaignes, langues de bœuf Antrophyum boryanum, entre autres...

 

Le tour du Piton Bébour, ou Piton Rond vu sa forme arrondie se détachant entre les arbres de la forêt, nous permet l’observation de plus d'une vingtaine de jeunes palmistes noirs Acanthophoenix crinita. La présence de ce palmier endémique de la Réunion n'est pas courante en pleine nature et nous aimerions bien repérer les plants adultes cachés dans les remparts proches ou plus au cœur de la forêt dense.

 

L'après-midi, nous pouvons observer de près des palmistes noirs adultes, mais ceux-là ont été plantés par l'Office National des Forêts autour du gîte de Bélouve. De toute beauté, ils suggèrent à certains le palmier Tectiphiala ferox endémique mauricien, très épineux lui aussi. Pourtant les emponnes hérissées de longues épines noires sont douces au toucher quand on les caresse dans le sens du poil, étonnant ! Les graines de cette espèce sont quant à elles de très petite taille, quelques millimètres à peine...

 

C'est sous une averse orageuse violente que nous regagnons l'autre côté de l'île bien au sec en voiture, mesurant notre chance d'avoir passé toute cette belle journée entre les gouttes dans la fraîcheur des Hauts à 1200 mètres d'altitude. Un grand merci encore à notre guide Lauricourt et rendez-vous à une prochaine découverte de la flore réunionnaise toujours aussi attachante, que ce soit en milieu naturel ou dans les jardins d'agrément aménagés par l'homme !



Le Piton Bébour

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Le sentier qui fait le tour du Piton Bébour

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Acanthophoenix crinita, palmiste noir près du sentier

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Magnifique floraison de Calanthe sylvatica, orchidée terrestre

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Le tangue Tenrec ecaudatus ressemble au hérisson

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Fuchsia et bois de corail

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 Lauricourt montre les feuilles rondes du mapou, Monimia rotundifolia

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Gîte de Bélouve, palmistes noirs Acanthophoenix crinita

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Acanthophoenix crinita, palmiste noir, planté au gîte de Bélouve

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 Inflorescence de palmiste noir Acanthophoenix crinita

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Epines de palmiste noir douces dans le sens du poil

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Concours d'Excellence


Environnementale 2011


 

(Brouillon)

Par Jean-Marc BURGLIN

 

La quatrième édition de ce concours met en compétition 15 éleveurs de porcs parmi les 250 de la Réunion particulièrement sensibles au cadre extérieur de leurs bâtiments d'élevage ainsi qu'à l'hygiène et au bien-être de leurs animaux. La participation de Palmeraie-Union au jury d'évaluation de la partie paysagère en compagnie de deux membres de l'association Jardins Créoles est une première. Les visites sont concentrées du 7 au 9 décembre 2011, trois journées bien remplies, 450km parcourus en raison de l'éloignement des différents élevages situés dans les hauts de l'Ouest, du Sud, un seul dans l'Est, et généralement dans des secteurs reculés passionnants à découvrir malgré la multitude de virages...

 

Le point commun de tous ces élevages familiaux de taille très moyenne par rapport à la métropole, une trentaine de truies et leur progéniture, c'est la recherche d'intégration dans le milieu environnant et de beauté du cadre proche grâce à des plantations aussi diverses que riches en espèces végétales. La simple propreté des abords est une évidence chez tous ces éleveurs qui vont bien plus loin en y ajoutant éléments décoratifs et plantes de toutes sortes entretenues avec soin et passion.

 

Certains sont partis de bâtiments abandonnés envahis par la végétation pour aboutir en quelques années à des décors végétaux remarquables. Tous ont su créer des aménagements paysagers du plus bel effet : parterres fleuris, haies devant les silos et les murs en béton austères et plantations variées multicolores comportant également des essences endémiques. Le jury élevage constitué de techniciens agricoles et de représentants des organismes distribuant les aliments évalue les aspects sanitaires et techniques. Il doit à chaque fois enfiler une combinaison de protection voire prendre une douche pour ne pas propager des germes indésirables d'un élevage à l'autre. Je peux imaginer une prise en compte de la même importance que l'aspect extérieur au niveau confort des animaux à l'intérieur des élevages.

 

Les notations du jury paysage portent autant sur l'insertion paysagère et la propreté extérieure que la diversité des plantations, le choix des espèces, les aménagements en harmonie avec le site, les éléments décoratifs et même les senteurs parfumées bien perceptibles malgré la proximité des animaux. Les lots gagnés en végétaux lors des concours précédents tiennent une bonne place chez certains éleveurs déjà primés. Marie-Thérèse LEBOUCHER et Joël DENNEMONT membres du jury paysage expérimentés ne manquent pas de prodiguer des conseils de culture et de choix des variétés. Pour ma part cela aura aussi été une occasion d'immortaliser les sites en photos à disposition d'une éventuelle candidature au jury 2012 pour Palmeraie-Union, sinon selon ma disponibilité je renouvellerai avec plaisir cette expérience. Ces trois journées intenses organisées de façon parfaite et dans la bonne humeur par Vincent DEMERGERS du Service Environnement à la Coopérative des Producteurs de Porcs de la Réunion feraient presque regretter le statut de retraité!

 

Les remises de prix à Miel Vert en janvier 2012 permettent de gagner des bons d'achats de plantes pour enrichir les plantations mais surtout des week-ends toujours bienvenus pour des éleveurs passant tout leur temps à soigner les animaux. Ce concours permet de mettre en valeur une recherche autre que la rentabilité et les performances dans l'élevage, une démarche louable en ce début de XXIème siècle hyperproductiviste et matérialiste.

 


 

 Elevage de porcs au Plate Saint-Leu 

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 Le Plate Saint-Leu, culture d'artichauts

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Le Plate Saint-Leu, vaches limousines au-dessus de l'océan

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Le Plate Saint-Leu, hibiscus

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Le Plate Saint-Leu, floraison du safran

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Tévelave

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Trois-Bassins

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 Jean-Petit, hirondelle de Bourbon Phedina borbonica

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Vaches limousines à Petite-Ile

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Veau limousin à Petite-Ile

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Montvert-les-Hauts, tenthrède Cibdela janthina sur bringellier marron Solanum mauritianum 

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La Rivière Saint-Louis

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Fête de Fin d'Année 2011 à Cilaos

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

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La soirée du samedi débute à la nuit tombante par la plantation d'un palmier bien réunionnais devant le gîte de la Roche Merveilleuse ; un jeune palmiste poison, dit aussi cochon, Hyophorbe indica, est mis en terre par Jean-Pierre RIVIÈRE entouré du groupe qui le soutient dans son effort. Le palmier, profitant d'une vue imprenable sur Cilaos, ne pourra que prospérer dans un milieu naturel aussi favorable.

 

Ensuite c'est sur des airs de musique réunionnaise traditionnelle que nous sommes tous charmés par la voix douce, mélodieuse, chaude et hors du commun de l'artiste réputé Joël MANGLOU. Le musicien ne chante que pour notre groupe, c'est le cadeau de Palmeraie-Union pour ce week-end, et chacun l'apprécie à sa juste valeur !

 

...

 

Dimanche matin les activités sont laissées au choix de chacun, de la piscine de l'hôtel au marché de Cilaos avec ses légumes oubliés, notamment des "songes pâtés", en passant par les animations musicales de Cilaos, la Mare à Joncs et ses poules d'eau ou la balade proposée par François sur le sentier de Bras Sec.

 

Le décor merveilleux du cirque entouré de montagnes se détachant dans le ciel bleu matinal enchante les amoureux de nature et de paysages que nous sommes tous : Piton des Neiges, Trois Salazes, Col du Taïbit, Bonnet de Prêtre, Coteau Kervéguen...

 

Pour midi tout le monde se retrouve au gîte autour d'un apéritif puis d'un repas asiatique, ...

 

 

Phoenix canariensis, même à Cilaos les palmiers sont présents.

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Hôtel des Chenets, Trachycarpus fortunei planté par Palmeraie-Union fin 2005

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Soirée avec Joël MANGLOU, artiste renommé

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Dimanche matin balade du sentier de la Ravine Bras Sec

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Mare à Joncs réaménagée, palmier Hyophorbe verschaffeltii

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Poule d'eau Gallinula chloropus pyrrhorrhoa

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Jacaranda mimosifolia et Eglise de Cilaos

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Songe pâté Amorphophallus paeoniifolius, légume lontan au marché du dimanche, tubercule comestible mais fleur -une des plus grandes au monde- malodorante

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Quiz Palmiers, au Gîte de la Roche MerveilleuseD30-Quiz-Palmiers--au-Gite-de-la-Roche-Merveilleuse.jpg.JPG

 

Palmiers lots du Quiz Palmiers

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Le Tour de Grand Étang 2011



(brouillon)

Par Jean-Marc BURGLIN

 

 

....

 

L’œil particulièrement exercé du botaniste repère les plantes caractéristiques de ce milieu naturel unique à la Réunion que Lauricourt GROSSET détermine avec précision. ... La fougère Cyclosorus interruptus colonise la ceinture végétale de l'étang, un milieu également très favorable au crapaud Bufo gutturalis d'origine sud-africaine, autrefois introduit pour lutter contre le paludisme. Pas de papangue en vue mais tec-tec, bulbul orphée, merle pays et oiseau la vierge animent le lieu par leurs vols, chants et cris. Les nombreux mûriers blancs Morus alba à fruits noirs à maturité sont naturalisés et remémorent les petites productions de soie du 19ème siècle abandonnées en 1907 puis en 1956. La fécondation chez les figuiers comme le rouge aussi appelé noir Ficus mauritiana dépend d'un insecte spécifique (Blastophaga pour le figuier méditerranéen par exemple). Les figues de cette espèce seraient tout juste mangeables mais toutes les figues sont en réalité des enveloppes de fruits.

...

 

Le bois de négresse Phyllantus consanguineus est le seul type de plante au monde à fructifier sur les feuilles. A Grand Étang il ne présente pas les nervures rougeâtres habituelles de l'espèce, une particularité locale qui nous interpelle moins que les caractères particuliers des palmistes poisons de ce site qui pourraient conduire à la reconnaissance d'une espèce distincte de l'Est un jour? Ceux visibles depuis le parking restent inaccessibles, hauts placés sur les remparts, mais tout au long du chemin les nombreux spécimens de palmistes poison aussi appelés palmistes cochon (Hyophorbe indica ou sp.) endémiques des forêts humides de la Réunion attirent l'attention des passionnés de palmiers et présentent des détails étonnants. Un sujet particulièrement élancé est muni d'échasses serrées à la base du stipe : Lauricourt nous explique leur rôle non seulement de soutien mais aussi nutritionnel en tant que pneumatophores sur un support constitué uniquement de roche volcanique. Ces échasses sont même munies de crochets acérés recourbés... Mais les détails fondamentaux marquant la différence des Hyophorbe de Grand Etang s'observent au niveau de la variation du marron des gaines foliaires et surtout de la forme des fruits plus verruqueux sur la variété de l'Est... S'il existe réellement une espèce de palmiste poison distincte, il faut espérer qu'elle ne se croise pas avec d'éventuels plants issus de semis de graines réalisés parfois par des naturalistes en balade et prélevées dans d'autres stations...

 

Après une chute vertigineuse de 500 mètres par paliers, les cascades du Bras d'Annette sous l'ilet Patience aboutissent dans des bassins, un décor rêvé pour le pique-nique de midi à mi-parcours. A la vue du paysage grandiose s'ajoute la proximité de deux mahots bâtards Hibiscus boryanus aux merveilleuses fleurs orangées qui semblent pousser par hasard juste à côté de nous, mais c'est leur milieu naturel nous précise Lauricourt. Selon les stations les fleurs peuvent être rouges, comme aux Makes par exemple. Nommés aussi foulsapattes marrons pour la forme des feuilles juvéniles profondément lobées en patte d'échassier, les feuilles adultes sont simples, nous constatons encore un cas d'hétérophyllie très net chez cet endémique rare de Maurice-Réunion et de plus d'une très grande beauté. ... 

 

Très haut et inaccessibles de part et d'autre d'une cascade à sec, des palmistes poisons font face à un palmiste noir très rare dans son milieu naturel, conséquence directe de la coupe abusive pour son chou autrefois. Le palmiste noir aussi appelé palmiste des hauts ou "patte cabri" Acanthophoenix crinita des zones humides de haute altitude est parfois encore considéré comme un palmiste rouge Acanthophoenix rubra bien que très différent car beaucoup plus épineux, avec son manchon très renflé et ses folioles pendantes comme il est possible de l'observer de près depuis le point de vue sur le cirque de Salazie en forêt de Bébour.

 

 

La sécheresse de fin d'hiver austral met totalement à sec l'étroit sentier au bas de la falaise en à pic direct dans les eaux sombres sous les Mornes de l’Étang, nous pouvons donc aisément effectuer le tour complet du lac. Plus loin, les abords du sentier à nouveau plus large sont envahis de jamrosat Syzygium jambos aux jolies floraisons blanches et jeunes pousses de feuilles rougeâtres alors que sur l'autre rive le goyavier Psidium cattleyanum envahit au point de devoir en couper comme l'attestent près du Puy de l’Étang plusieurs tas de longues perches prévues pour l'aménagement de barrières ou de sentiers dans la nature. Au retour vers le parking d'énormes eucalyptus aux troncs rougis comme les stipes des palmistes rouges de l'Anse des Cascades mettent une touche finale colorée à cette passionnante balade botanique.

 

(voir autre sortie à Grand Etang page 16)


 

Grand Etang, songes noirs Colocasia esculenta var. nigra et fougères Cyclosorus interruptus 

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Fougères Cyclosorus interruptus  

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Fruits du figuier de Maurice Ficus mauritiana sur des racines aériennes

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Bois de négresse ou faux bois de demoiselle Phyllanthus consanguineus

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Balsamine Impatiens flaccida

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Palmiste poison ou cochon Hyophorbe indica ou sp.

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Mûrier Blanc Morus alba

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Larmes de Job Coix lacryma-jobi, inflorescence femelle

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Grand Etang, belle forêt vers les cascades du Bras d'Annette

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Palmiste noir Acanthophoenix crinita rare dans la nature, inaccessible pour récolter son chou ici

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Les cascades du Bras d'Annette

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Pandanus purpurascens

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Hibiscus boryanus

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Huperzia sp.

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Crapaud Bufo gutturalis

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Losto café Gaertnera vaginata

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Plante parasite Cortaciella sp.

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Bois de pomme Syzygium cymosum

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Vieux eucalyptus près du parking au retour

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Jean-Marc entre Jo Palm et Licuala grandis au Parc des Palmiers

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