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(5500 Lataniers Rouges sur RN, Pique-nique champêtre à Palmahoutoff, Les Palmiers de Saint-Denis en janvier 2009, Le Président de la République au Parc des Palmiers, Visite du Parc des Palmiers par Objectif Paysage, Visite du Parc des Palmiers le 4 juillet 2010)

 

 

5500 Lataniers Rouges sur RN

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

Interview de Laurence à la DDE de Saint-Pierre le 21 octobre 2011

 

 

Thierry me présente son ancien lieu de travail à la Direction Départementale de l’Équipement de Saint-Pierre, aujourd’hui Service des Routes de la Région Réunion. Ses anciens collègues expriment leur joie de revoir celui qu'ils considèrent "comme leur père" pour les uns ou "comme leur frère" pour d'autres. Laurence, chargée de la réalisation du projet de plantations de lataniers rouges, nous reçoit dans son bureau avec le sourire et répond avec plaisir à nos questions sur les récentes plantations de lataniers rouges Latania lontaroides le long des routes de la Réunion.

 

Laurence, pourriez-vous nous retracer l'historique de ce projet ?

 

Thierry HUBERT, Ingénieur à la Direction Départementale de l'Équipement dans la subdivision Sud de la Réunion pendant une période de plus de 30 ans (un record !), a assuré le lancement de ce projet dont j'ai en charge la réalisation depuis son départ à la retraite en 2006.

 

En 2004 la mise en culture de 5500 lataniers rouges constitue un grand défi pour le pépiniériste Yvan PAYET de Saint-Paul, lorsqu'il met en germination des graines récoltées en divers endroits de l'île. Après un très bon taux de réussite des semis, les lataniers sont placés en plein soleil et espacés progressivement pour être séparés au final de 2 mètres en vue d'obtenir des plants de 2 à 2,50 mètres de hauteur dans des pots de 130 litres, cela au bout de 5 à 6 années. En 2009 les plants atteignent 1,50 mètres de hauteur, répartis en plusieurs lots sur environ 5 hectares de superficie dans la pépinière.

 

L’appel d'offres initial du marché de contrat de culture a abouti à un prix unitaire de 105 euros, s'y ajoutant 15% de supplément par tranche de 50 centimètres de taille au-delà de 2,50 mètres.

 

Un premier lot de 500 sujets a été mis en terre en bordure de la Déviation des Grands Bois en 2009.

 

Pourquoi avoir choisi le latanier rouge ?

 

À l'évidence, répond de suite Thierry, parce que Latania lontaroides est l'essence originelle omniprésente à la Réunion avant sa destruction massive par l'homme. Le climat de l'île lui convient parfaitement, excepté sur la côte l'Est plus humide et où il n'y a d'ailleurs pas de plantations programmées.

 

L'esthétique de la coloration rouge des palmes juvéniles précédera la modification encore plus visible du décor routier lorsque les sujets adultes atteindront une douzaine de mètres de hauteur à l'horizon 2030. Ce palmier endémique de la Réunion est particulièrement bien adapté aux régions sèches et s'avère très rustique en plus de sa beauté, il mérite protection et ce n'est pas sans raison que le magazine de notre association Palmeraie-Union se nomme «Latania».

 

À l’exception de la petite forêt du Cap de l’Abri, qui compte environ 200 individus, les sujets subsistant dans la nature sont excessivement rares, et aucune mesure spécifique de protection n’existe. Dans ce contexte l'intérêt d'une plantation en masse semble donc une nécessité.

 

Laurence, pouvez-vous nous détailler les axes routiers concernés et le nombre de palmiers plantés à ce jour ?

 

Trois lots ont déjà été plantés :

1 - Nord : 660 lataniers rouges sur la RN2 à Duparc, Sainte-Marie et Gillot ;

2 - Ouest : 640 lataniers rouges sur la RN1 au Port, à La Possession et à Saint-Paul sur la route digue ;

3 - Sud : 1000 lataniers rouges sur la RN1 d'Étang-Salé à Saint-Louis (410 sujets), au Gol Bel Air (342 sujets), à Saint-Pierre et sur la RN3 Tampon Mon Caprice (186 sujets) ;

soit au total 2300 plants placés à ce jour, auxquels il convient d'ajouter les 500 lataniers rouges plantés le long de la nouvelle déviation de la RN2 à Grands Bois il y a deux ans.

 

Et où seront plantés les autres sujets ?

 

650 lataniers rouges sont prévus sur la RN1 de Saint-Louis à Saint-Pierre et 300 seront placés à la Pointe au Sel en 2012. Le bon millier de plants restant pourra contribuer à la réalisation d'autres projets.

 

Deux mesures seraient fortement souhaitables précise Thierry, la première viserait à la création d'une véritable forêt de lataniers rouges sur les terrains très secs et incultes de Saint-Leu entre le Musée Stella Matutina et la Pointe au Sel, ce qui permettrait de recréer un tant soit peu le paysage originel du Sud-Ouest de l'île.

 

Ensuite il conviendrait de multiplier les doubles alignements, comme pour les allées de cocotiers que l’on connaît bien, l'impact paysager serait encore plus frappant. Par ailleurs, l’incidence sur la sécurité routière de ce type de plantations est positif, car les études ont démontré que les plantations d’alignement, en « apaisant » la conduite des automobilistes, constituent des éléments propres à réduire le nombre d’accidents graves sur les routes.

 

Les doubles alignements ne sont pas toujours possibles, répond Laurence, car il convient de préserver les accès en cas d'interventions et de laisser la possibilité de réaliser de futurs aménagements routiers.

 

Quelle logistique a été déployée pour les plantations et leur entretien ?

 

Les travaux de plantation ont été confiés à l'entreprise privée Vocatour qui s'occupe également de l'arrosage, à l'aide d'un camion citerne, une fois par semaine durant une année. La plupart des sujets ont bien repris et les quelques lataniers ayant souffert de la trop grande sécheresse ont déjà été remplacés. Par contre les vents violents qui ont sévi font souffrir certains lataniers et en ont fait pencher beaucoup au point qu'il a été nécessaire de poser des tuteurs sur certaines zones, un avenant au marché initial a du être passé. Les secteurs Sud, Sainte-Thérèse et La Possession sont concernés par ce tuteurage.

 

Il est certain que l'impact visuel sera impressionnant à l'horizon 2025-2030, une projection informatique le montrerait aisément. Lorsqu’ils seront adultes, soyons assurés que les 5500 lataniers plantés en bordure de nos routes, cela va se remarquer dans le paysage !!!

 

 

Rangée de jeunes lataniers rouges, quatre voies à Saint-Pierre

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Lataniers rouges près de Saint-Louis

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Saint-Louis vers l'usine du Gol

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Arrosage et protection contre le vent

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Alignement ancienne RN1 Cap la Houssaye

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Pépinière Yvan PAYET à St-Paul, des centaines de lataniers rouges en conteneurs plastique de 130 litres

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Pépinière Yvan PAYET à St-Paul, les lataniers rouges en culture

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Pépinière Yvan PAYET, palmier Ravenea rivularis de belle taille, planté depuis 6 ans

_DSC5211StPaulPepiniereYvanPayetRavenea-rivularisPlanteG.JPG

 

Près des pépinières Yvan PAYET à Saint-Paul, le plus vieux sablier de la Réunion, "arbre à dauphins" Hura crepitans, fleur femelle

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Lataniers adultes près du Port

_DSC5106Lataniers-adultes-pres-du-Port-redim640.JPG

 

 

 

 

Pique-nique champêtre à

Palmahoutoff

 

(Brouillon)

Par Jean-Marc BURGLIN

 

La traditionnelle visite du domaine de Palmahoutoff d'Aïdée et Thierry HUBERT président de Palmeraie-Union nous transporte dans le monde calme et tranquille des Palmiers, à deux pas de la foule des Florilèges du Tampon et bien loin des préoccupations politiques de cette journée de primaires socialistes le 10 octobre 2011. Une collection de quelque 300 espèces de palmiers rares a transformé le vaste terrain champ de canne à sucre à l'origine en 1984 en parc évoluant vers un milieu naturel équilibré et équilibrant, au point qu'on réalise mal que des grands centres urbains et de nombreuses habitations l'entourent.

 

La passion de Thierry pour les plantes puis les palmiers remonte à plus de trente années : les roses lontan issues de boutures réalisées il y a plus de vingt ans sur le sentier du col du Taïbit ont conservé leur délicat parfum d'origine et les Chamaerops humilis issus des premières germinations de palmiers après un tour du monde veillent sur la case créole magnifiquement rénovée depuis peu. Certes les plantations d'origine en vue de la production de fruits tropicaux biologiques et certaines plantes endémiques ont cédé la place aux palmiers, mais bien des raretés d'autres familles végétales de belle taille agrémentent toujours le parc. L'arbre à cravate Saraca indica sous lequel Bouddha bien représenté en statues à Palmahoutoff serait né devait céder sa place à un palmier, mais il a sans doute pressenti le risque puisqu'il se décide subitement à fleurir pour la première fois! Pour diminuer les travaux d'entretien, des transplantations en cours vont recentrer la collection vers la partie supérieure du parc. Un grand Ravenea glauca déplacé récemment près de la case semble y avoir toujours vécu.

 

L'accueil débute par viennoiseries, boissons, cafés et thés rares près du gros talipot Corypha utan (l'espèce C. umbraculifera, les talipots du jardin Pamplemousses à l'île Maurice, n'aurait été plantée à la Réunion que plus récemment). Personne ne verra le temps passer lors de la visite si richement commentée par Thierry, non sans les avis d'autres spécialistes comme Denis, Jean-Pierre, Henri S. et Alain P. D'autres remarqueront davantage l'esthétique des palmiers et du parc, le photographe que je suis se contentant de noter leurs noms dans l'espoir de retenir les multiples espèces, un jour peut-être... Mais chacun trouve son bonheur sous la foison de palmiers, observant l'étonnante tige zébrée de Caryota zebrina, la rapidité de croissance de Pigafetta filaris, les longues épines du palmier à sucre Arenga pinnata, les fruits rouges d'Areca ipot, un Phoenix roebelenii à trois stipes, le pied d'éléphant d'un Dypsis madagascariensis âgé de 20 ans, les palmes bordées d'un fil végétal de Dictyosperma album variété conjugatum de l'île Ronde, l'esthétique des succulentes au cœur des îlots secs... Le lieu respire le calme, la paix et l'équilibre, Cachou et Catis les chats se prélassent tranquillement à l'ombre ou sur les genoux du Bouddha de Bali, les chiens Dypsis et le jeune Raphia s'amusent autour du groupe de visiteurs...

 

Un grand bois de senteur blanc Ruizia cordata aux graines étonnantes par leur similitude avec des citrouilles miniatures fait face à un très gros bois de chandelle Dracaena reflexa déplacé à grands renforts de matériel mécanique. Son abondante floraison exhale un parfum subtil complétant la beauté de ce spécimen à celle du latanier bleu de Maurice Latania loddigesii garni de fruits en abondance. La serre à deux pas permet à Thierry de réaliser de nombreuses germinations et boutures, dont certaines telles le mapou mauricien Cyphostemma mappia au bois mou très rare dans la nature et des jeunes palmiers en pots feront la joie et le plaisir des visiteurs du jour. ...

 

Le pique-nique dans ce décor végétal de rêve sur des nattes à l'ombre des palmiers sera plus que jamais un moment de partage de talents culinaires des plus conviviaux ... Après le café, pour certains ce sera une petite sieste, pour d'autres des discussions en toute quiétude, alors que les passionnés retourneront vers les palmiers et de nouvelles surprises.

 

Un palmiste rouge Acanthophoenix rubra débute sa floraison en forme de langue blanche visible en gros plan juché sur l'échelle que le jardinier Christophe a placée à l'intention des photographes. Non loin, Carludovica palmata dit «Palmier de Panama» ressemble à un palmier alors que son fruit observé dans les détails ferait penser à notre ananas Victoria. De la famille des Cyclanthaceae, on fabrique les célèbres chapeaux panama en Equateur en tressant ses feuilles tout comme le faisaient les indiens d'Amérique Centrale et du Sud. Un végétal de plus nommé «palmier» comme le «palmier de Hawaï» et le «palmier de Madagascar» qui n'en sont pourtant pas (voir Latania 23 page 39 et Latania 25 page 5). Juste à côté des nattes du pique-nique, un Bismarckia nobilis découvre au même moment ses inflorescences mâles rouges dans les rayons du soleil couchant... car personne n'a remarqué que le soir arrivait, toute notion du temps ayant disparu depuis le matin dans ce lieu si apaisant...

 

 

Roses parfumées de variété ancienne (boutures provenant du col duTaïbit) 

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Bois de chandelle Dracaena reflexa à floraison odorante

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Latanier bleu de Maurice Latania loddigesii garni de fruits en abondance

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Bois de senteur blanc Ruizia cordata aux graines étonnantes par leur similitude avec des citrouilles miniatures

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Fructification de palmier Chamaedorea oblongata

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Palmier bonbonne mauricien Hyophorbe lagenicaulis et à droite croisement avec palmier bouteille H. verschaffeltii rodriguais

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Statue de Bouddha sous les palmiers

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Carludovica palmata dit «Palmier de Panama» ressemble à un palmier alors que son fruit observé dans les détails ferait penser à notre ananas Victoria

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Fructification colorée de palmier Areca ipot

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Zébrures du palmier Caryota zebrina  

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Pigafetta filaris à la croissance très rapide

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Pigafetta filaris très épineux

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Floraison du cacaoyer Theobroma cacao directement sur le tronc : cauliflorie 

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Cabosses, fruits du cacaoyer Theobroma cacao

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Fleurs mâles du palmier Bismarckia nobilis

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Liséré caractéristique des palmes du palmiste blanc endémique de l'île Ronde Dictyosperma album var. conjugatum

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Les Palmiers de Saint-Denis en janvier 2009

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

La sortie du dimanche 31 janvier 2010 était résolument axée « Développement Durable », thème cher à l’association Palmeraie-Union, et en particulier à Bernard MARTZ, l’organisateur de la journée, puisque celui-ci avait commandé un bus pour emmener le groupe d’une quinzaine d’adhérents sudistes à Saint-Denis… Se rendre dans la capitale réunionnaise confortablement installé dans la fraîcheur de la climatisation, en plein été caniculaire, pouvoir profiter de paysages somptueux sur le parcours de la route des Tamarins sans se soucier de la conduite, et traverser le chef lieu sans avoir à chercher sa direction, voilà quelques agréments que tous les participants ont vraiment apprécié !

 

À l’ arrivée au Jardin de l'État les résidents de Saint-Denis se sont joints au groupe pour effectuer une visite plus orientée sur les palmiers du site, et profiter en outre des précieuses explications botaniques de Roger LAVERGNE que nous avons la chance de compter parmi nous. Les travaux de remise en état du Parc étant terminés depuis peu, il est enfin à nouveau possible de s'y promener et de s'y régénérer tout en admirant les richesses de sa flore. Dès l'entrée, notre organisateur et guide palmiers Bernard nous fait remarquer deux palmiers-dattiers Phoenix dactylifera, un pied femelle portant des fruits et un pied mâle planté non loin et qui a joué le rôle de pollinisateur pour cette espèce dioïque.

 

L'alignement de palmiers colonnes élancés Roystonea oleracera visible de loin domine les bassins. On les distingue du palmier royal Roystonea regia par des folioles plus larges et des palmes qui ne sont pas pendantes dans les basses ramifications. Des palmiers bouteilles endémiques de l’île Rodrigues Hyophorbe verschaffeltii, jeunes ou plus âgés, rivalisent d'élégance avec les palmiers bonbonnes endémiques de l'île Ronde Hyophorbe lagenicaulis. Parmi les spécimens vénérables on peut également citer Verschaffeltia splendida des Seychelles au stipe juché sur des racines échasses, de grands Dypsis madagascariensis, Syagrus amara ti coco, Phoenix reclinata ou dattier du Sénégal, P. sylvestris ou dattier de l'Inde, et Adonidia merrillii palmier Paul et Virginie installé devant le bâtiment ancien abritant le Muséum d'Histoire Naturelle. Plusieurs grands Arenga pinnata, palmiers dont on extrait du sucre de la sève et du sagou à partir du stipe, se singularisent par leurs longues épines pointant entre les fibres noires. Leurs fruits riches en oxalates toxiques sont dangereux à la consommation et il est prudent de surveiller les enfants qui pourraient être tentés par les fruits tombés au sol.

 

Plusieurs espèces de palmiers nouvellement plantés sont identifiés par nos guides Thierry et Bernard : Areca catechuRavenea rivularisBismarckia nobilisDypsis decaryiPseudophoenix sargentiiDictyosperma album, Livistona decora (anciennement L. decipiens), Aiphanes horridaLatania verschaffeltiiArenga undulatifoliaPtychosperma macarthurii et Brahea brandegeei entre autres.

 

Roger LAVERGNE nous aide à identifier certaines essences du parc autres que palmiers, les noms indiqués n'étant pas toujours tout à fait exacts. Nous ne manquons pas l'arbre à boulets de canon Couroupita guianensis aux fleurs magnifiques, l'arbre à saucisses Kigelia africana aux fleurs pendantes (penduliflorie), Chrysophillum cainito pomme de lait au dessous des feuilles rougeâtres, le gros caïlcédrat Khaya senegalensis, la brève floraison de Pterocarpus sp. ressemblant au sang dragon, Tabebuia pallida aux fleurs roses, un rare Ixora odorata de Madagascar, Memecyclon umbellatum « beau bleu » avec cauliflorie et ramiflorie, la casse rose Cassia javanica, Albizia saman l'arbre à pluie...

 

 

Les baobabs du Jardin de l’État indiqués comme africains de l'espèce Adansonia digitata seraient sans doute, vu leur forme élancée, des hybrides entre A. digitata et A. madagascariensis, des recherches génétiques étant en cours pour le confirmer. Par contre l'imposant baobab que nous allons admirer après avoir quitté le Parc, dans le quartier de Château Morange, présente toutes les caractéristiques du baobab africain Adansonia digitata. C'est sans conteste le plus beau spécimen de la Réunion, de plus bien mis en valeur sur une placette surélevée à proximité des habitations, et certainement le plus âgé... Au même endroit, l’aménagement paysager a mis en vedette Carpentaria acuminata le palmiste de Carpentarie dont la généreuse infrutescence rouge vif attire irrésistiblement nos regards dès la descente du bus. C'est l'unique espèce du genre Carpentaria, endémique du golfe de Carpentarie au nord de l'Australie. Comme quoi la connaissance des palmiers permet souvent d'enrichir ses connaissances géographiques!

 

Autre site visité : le sentier botanique de la Providence qui ne manque pas non plus d'attraits avec son impressionnante « forêt » de palmiers colonnes Roystonea oleracea dans un petit vallon. Plantés il y a plus d’une quarantaine d'années, la densité des sujets et la surface couverte sont telles qu'un panneau de signalisation des plus inhabituels nous interpelle avec le message suivant, inscrit sous le triangle danger, « RISQUE DE CHUTES DE PALMES » ! Quelques longues et belles gaines foliaires sont récupérées au sol pour leur aspect décoratif. Nous remarquons un bancoulier Alleurites moluccana avec fleurs et fruits à graines donnant un vernis, non loin d'une belle touffe de grands bambous verts Dendrocalamus sp.. La matinée prend fin et, à l'heure du repas, le car nous conduit dans les hauts de la ville pour rejoindre le restaurant Kaloupilé de l'hôtel Mercure. Cadre bien agréable avec vue sur la mer, grande piscine rafraîchissante et buffet varié des entrées jusqu'aux desserts en passant par les grillades.

 

Notre tournée des palmiers de Saint-Denis se poursuit l'après-midi avec des lataniers rouges âgés Latania lontaroides plantés en alignement le long d'une rue, puis des plantations de Bismarckia nobilis devant l'aéroport de Gillot, et elle se termine par une balade en bord d'océan sur le sentier du littoral près du quartier de la Jamaïque. Les palmiers des Canaries Phoenix canariensis y trouvent un milieu très favorable tout comme Dypsis madagascariensis et Syagrus amara le ti coco en pleine floraison qui attire abeilles et même guêpes jaunes. Roger LAVERGNE nous fait aussi remarquer Chorizia species, Tournefolia argentea un très gros veloutier, Cassia fistula à fleurs jaunes (le vrai séné à usage médicinal), Guazuma ulmifolia, le petit badamier Combretum constrictum à fruits comestibles et les vacoas Pandanus utilis différents des P. sanderi, cultivar de P. tectorius marginés de jaune vus au Jardin de l'État. Un arrêt rue Roland Garros permet d'admirer un très beau palmier rouge à lèvres Cyrtostachys renda non loin de la falaise Gasparin où nous trouvons encore le palmier des Everglades Acoelorrhaphe wrightii et l'australien Wodyetia bifurcata. De retour dans le Sud en fin d’après midi, un petit détour au Maniron permet de saluer un Brachychiton acerifolius peu commun à la Réunion et dont la floraison rouge feu est visible de loin depuis l'Étang-Salé-les-Hauts.

 

Cette « première » en transport collectif aura été une très belle réussite, et nous adressons tous nos remerciements à Bernard MARTZ qui a tout organisé, et à nos guides sur le terrain Roger LAVERGNE, Thierry HUBERT, Bernard MARTZ et Bruno RICQUEBOURG. Sans ce dernier, nous aurions eu bien des difficultés à nous déplacer d'un site à l'autre, ne connaissant pas bien le chef-lieu, tout comme notre sympathique jeune chauffeur découvrant aussi Saint-Denis et surpris que l'on puisse faire autant d'arrêts pour des palmiers ! Ce premier essai en transport collectif a reçu une adhésion unanime et encourage à renouveler l’expérience pour les sorties les plus éloignées.

 

(voir autre sortie à Saint-Denis page 16)

 

 

 

 

Près de l'entrée du Jardin de l'Etat, palmier dattier Phoenix dactylifera femelle, le mâle en arrière-plan

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Un Hyophorbe lagenicaulis très haut et élancé, donc très âgé

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L'alignement de palmiers colonnes élancés Roystonea oleracea domine les bassins, au fond le Museum d'Histoire Naturelle

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Verschaffeltia splendida bien érigé sur ses racines échasses

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Fleur de Kigelia africana ou arbre à saucisses

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Floraison du Couroupita guianensis l'arbre à boulets de canon

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Baobab Adansonia sans doute hybride digitata x madagascariensis

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Fleur d'Adansonia sans doute hybride digitata x madagascariensis

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Fruits de Carpentaria acuminata

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La forêt de palmiers colonne Roystonea oleracea de la Providence

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Un panneau de signalisation inédit, une feuille de palmier colonne peut faire des dégâts!

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Piscine de l'Hôtel Mercure et Restaurant Kaloupilé pour un buffet varié à midi

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Adansonia digitata, le baobab africain le plus grand de la Réunion près de Château Morange à Saint-Denis

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Près de la Jamaïque, sentier du littoral milieu très favorable aux  palmiers des Canaries Phoenix canariensis

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Inflorescence melliffère du ti-coco Syagrus amara

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Inflorescence du palmier bouteille originaire de Rodrigues Hyophorbe verschaffeltii

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Le palmier rouge à lèvres Cyrtostachys renda de la rue Roland Garros à Saint-Denis

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Au Maniron près d'Etang-Salé-les-Hauts, floraison rouge feu de Brachychiton acerifolius

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Roger LAVERGNE et Jean-Marc BURGLIN au Jardin de l'Etat à Saint-Denis

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Le Président de la République

au Parc des Palmiers

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

 

 

Quatre jours après l'ouverture au public du Parc des Palmiers du Tampon la foule était bien plus dense ce 19 janvier 2010 pour y accueillir un hôte de marque en la personne du Président de la République Nicolas SARKOZY.

 

Bien avant son arrivée, une longue file d'attente s'étirait le long du parc pour assister à cet événement "historique" 

 

L'accueil fut des plus chaleureux, avec la présence d’environ 500 personnes comblées d'apercevoir et même de pouvoir serrer la main du Président de la République entouré de personnalités déambulant entre les palmiers du parc. Le Préfet Henri MACCIONNI, la Ministre de l'Outre Mer Marie-Luce PENCHARD, la Secrétaire d'État à l'Écologie Chantal JOUANNO et même Allain BOUGRAIN DUBOURG, ardent défenseur des oiseaux, entouraient le Député Maire Didier ROBERT et surtout notre ami Thierry HUBERT, le très dynamique Président de Palmeraie-Union, et acteur efficace de l’aménagement du Parc en qualité de chargé de mission.

 

C'est donc naturellement Thierry qui a présenté le Parc des Palmiers, un honneur aussi rare que bien des espèces de palmiers du parc ! Et une occasion unique pour moi d'approcher toutes ces personnalités et de varier un peu les thèmes de mes prises de vues !

 

À l'occasion de la visite présidentielle, un «Palmier de la Reine» Syagrus romanzoffiana (du nom du noble comte russe N.P. Romanzoff) a été planté. Très ornementale, l'espèce est originaire du Brésil, Argentine et Paraguay où elle pousse dans des biotopes identiques à ceux du palmier royal aux Antilles.

 

Le Président a promis de revenir ici, mais surtout pour revoir les Réunionnais ! Comme son épouse Carla n'était pas du présent voyage, il ne reste plus qu'à espérer qu’elle soit du prochain déplacement présidentiel ; une nouvelle occasion pour faire connaître le Parc des Palmiers dans le monde !

 

Cette visite saluait également le travail réalisé par de jeunes tamponnais en difficulté sociale intervenant sur l’aménagement du Parc dans le cadre de chantiers d'insertion : plantations, maçonnerie en bordure des sentiers, entretien du parc, construction de kiosques... Le président a reconnu que le parc était un « bon projet pour le développement touristique de la Réunion ».

 

La visite débutée à 16 heures 30 et prévue pour ne durer que, précisément, 23 minutes s'est prolongée jusqu'à plus de 17 heures dans une ambiance très décontractée, malgré la forte présence de gardes du corps et des services de sécurité. Elle s'est terminée autour d'un verre et d'amuse bouches pour la foule, plaçant pour la première fois de son existence le Parc des Palmiers au centre de l'actualité, premier pas vers une belle notoriété future.

 

Comme le Président, les futurs visiteurs de la Réunion inscriront désormais le Parc des Palmiers dans la liste des sites à découvrir, à l’image des touristes qui, sur l'île Maurice, ne manquent pas de se rendre au magnifique Jardin de Pamplemousses. 

 

 

La foule et les photographes autour de la voiture présidentielle

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Thierry HUBERT Président de Palmeraie-Union, Nicolas SARKOZY Président de la République et Didier ROBERT Député-Maire du Tampon : présentation du Parc des Palmiers

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Nicolas SARKOZY Président de la République et Didier ROBERT Député-Maire du Tampon _DSC6SarkozyEtDidierRobert-redim640.JPG

 

Plantation d'un double palmier de la Reine Syagrus romanzoffiana par les jeunes du chantier d'insertion devant le Président de la République

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La voiture présidentielle quitte le Parc des Palmiers

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Visite du Parc des Palmiers

par Objectif Paysage

 

Par Jean-Jacques BURGLIN

 

 

Alexandra BREL avait convié pour la matinée du 24 avril les paysagistes adhérents de l'association Objectif Paysage à une visite du Parc des Palmiers.

 

Après une agréable collation «café-thé-gâteaux» la dizaine de membres, dont le Président Yann CIRET, suit avec grand intérêt les explications de Thierry HUBERT, Chargé de Mission pour le Parc des Palmiers et Président de Palmeraie-Union, ainsi que celles d'Olivier COTON secrétaire de Palmeraie-Union et aussi responsable du bureau d'études Sigmas ayant en charge la maîtrise d’œuvre des Voiries et Réseaux Divers de la première tranche du projet.

 

En préambule, Thierry aborde quelques généralités sur le monde des palmiers : 2500 espèces, 190 genres, des découvertes de nouvelles espèces encore, des records dans le monde végétal avec notamment la plus grosse graine au monde pour le coco-fesse, la plus grande feuille pour le palmier raphia (25 mètres de longueur), la plus grande tige pour le rotin (200 à 300 mètres de longueur), la plus grosse infrutescence pour le palmier à sucre (près de 200 kilogrammes, soit largement au dessus des 25 kg indiqués à tort dans la littérature comme record associé au palmier à huile), la plus longue inflorescence avec 9 mètres pour celle du palmier talipot aux centaines de milliers de fruits. La beauté des palmiers aux feuilles parfois rougeâtres, en s’ouvrant, ou d’aspect cireux sur le dessous, et la variété des formes et usages expliquent l’intérêt qu’on leur porte dans le monde.

 

Thierry présente ensuite le Parc des Palmiers : l’historique d'abord, depuis l'idée de l'ancien Député-Maire du Tampon André THIEN AH KOON, horticulteur avant d'être homme politique, en passant par les difficultés à faire sortir le projet, jusqu'à sa proposition d'engager Thierry HUBERT dès sa retraite des Services de l'Équipement fin 2006. Les plantations démarrent début 2008 avec le concours de la régie communale, aidée à partir de décembre 2008 par un chantier d'insertion. Durant son mandat, le Député-Maire Didier ROBERT a largement poursuivi la mise en place du projet, jusqu'à son élection récente à la tête de la Région. Le Parc s'étendra à terme sur près de 20 hectares, et seuls 7,5 ha sont pour l’instant propriété de la Commune du Tampon. 10 hectares voisins, actuellement cultivés en cannes par un propriétaire privé, ainsi que 2,5 hectares appartenant au Département formeront l'extension future et s’ajouteront à la première tranche déjà aménagée en partie et ouverte au public depuis le 15 janvier 2010.

 

Les collections du Parc sont organisées par thèmes et genres ce qui permettra d’observer les différences entre espèces voisines, et certains individus ont été plantés en groupes pour leur mise en valeur. Le but n'est pas d’installer toutes les espèces de palmiers, mais d’avoir au moins un représentant par genre. Les allées sont bordées de palmiers qui procureront, une fois adultes, de l'ombre aux promeneurs. Les espèces plantées en alignement ne sont pas mélangées dans un souci d'homogénéité et une recherche d'ordre.

 

Les dispositions prévues pour l'arrosage du Parc sont détaillées lors de la présentation du projet : l'adduction d'eau à usage agricole est effective par pompage depuis un réservoir SAPHIR de 2000 m3 vers le réservoir de 500 m3 du Parc, situé plus en amont pour distribuer sous pression l'eau provenant du Bras de la Plaine. Une retenue collinaire est envisagée pour alimenter plus tard le réservoir. Début 2010, les pluies fréquentes et abondantes de janvier à avril ont suffi à l'arrosage des palmiers du Parc. Le sol de type "sandwich", à basaltes et scories, est également constitué de couches limoneuses qui permettent une rétention d’eau.

 

La première partie du Parc était depuis longtemps en friches lors de son acquisition par la Commune. Sa situation géographique exceptionnelle offre une vue magnifique, aussi bien sur les contours du Dimitile et sur les collines bordant le Tampon que sur l'Océan Indien vers l’Ouest.

 

La visite des lieux avec Objectif Paysage débute par la pépinière municipale. Celle-ci, créée début 2000, s'étend sur 2,5 hectares et abrite quelques 40 000 sujets en culture représentant environ 750 espèces de palmiers, tous issus de semis de graines sous contrôles phytosanitaires. On approche donc les 1000 espèces de palmiers qui feront du Parc des Palmiers le plus grand conservatoire de palmiers au monde, dont nombre d’entre eux sont menacés dans leur milieu naturel. À titre de comparaison, le célèbre Jardin de Pamplemousses à Maurice qui compte 500 espèces de plantes ne comprend que 80 espèces de palmiers.

 

La mi-journée est déjà dépassée lorsque le groupe parcourt la première tranche aménagée du Parc des Palmiers. Le travail du personnel des chantiers d'insertion y est bien visible. Thierry nous conduit sur les traces de la récente visite du Parc par le Président de la République Nicolas SARKOZY, tandis qu'Olivier COTON détaille les mesures techniques déployées pour la maîtrise du ruissellement des eaux lors de fortes pluies. En passant près d’alignements de palmiers colonnes (Roystonea oleracea) et de palmiers royaux (Roystonea regia), c’est l’occasion de donner des clés d’identification permettant de distinguer les deux espèces, en particulier pour de jeunes sujets, et nous comprenons alors que la reconnaissance n'est pas toujours aisée, même pour des «spécialistes» !

 

Depuis un belvédère où un kiosque a été érigé, la vue panoramique impressionne chacun en cette journée bien ensoleillée. Des plans d'eau creusés à proximité accueilleront bientôt des espèces de palmiers aquatiques tel que Ravenea musicalis, attendant pour l’heure dans un petit bassin situé sur le site de la pépinière.

 

Des oiseaux-lunettes gris, et surtout un couple de cailles pays (Turnix nigricollis), d’abord blotti sous un petit palmier puis en quête de nourriture et semblant très peu farouche, montrent que le parc constitue un milieu naturel favorable à la faune de l'île. Les espèces de palmiers endémiques de la Réunion ont été largement plantées dans la première partie du Parc (bordure d'allée par des lataniers rouges, îlots de palmistes poisons et plus de 40 palmistes Roussel, alors qu'il n'en subsiste guère davantage dans la nature...) et le seront également pour les tranches suivantes. L’une des principales vocations du Parc est bien d’assurer la sauvegarde des espèces menacées de la Réunion, des Mascareignes ou bien de Madagascar toute proche.

 

La durée prévue pour la visite est déjà largement dépassée lorsque nous rejoignons la deuxième tranche du Parc ; le défrichement y est déjà bien avancé, avec conservation d’une partie boisée qui permettra de placer les palmiers d'ombre, en attendant l'ombrage procuré par des palmiers adultes. Reste à finir les allées empierrées et à réaliser l’aménagement du parking près de l'entrée.

 

Après seulement quelques années de travaux l'ensemble du Parc des Palmiers a déjà fière allure, ce qui augure un avenir très prometteur. Les membres d'Objectif Paysage ont découvert avec le plus grand intérêt une partie des richesses de ce parc unique au monde.

 

 

 

La vue du Parc des Palmiers côté montagnes

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La vue du Parc des Palmiers côté Océan Indien

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Palmier Aiphanes horrida 

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Coccothrinax proctorii, le 799ème palmier du Parc que j'avais planté le 7 décembre 2008, détail du limbe d'une feuille

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Syagrus coronata, floraison et fructification

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Le bien-nommé Livistona decora (ex Livistona decipiens)

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Feuille de Dictyosperma album var. conjugatum

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Un bosquet de Hyophorbe indica, palmiste poison endémique de la Réunion

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Couple de cailles pays Turnix nigricollis

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Visite du Parc des Palmiers le 4 juillet 2010

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

Dès 9 heures, le président Thierry HUBERT, chargé de mission au Parc, fait dans son bureau la présentation générale du projet du Parc des Palmiers du Tampon et du monde des palmiers à la vingtaine de personnes, dont plusieurs nouveaux membres, venues assister à ce rendez-vous traditionnel. La visite sur le terrain débute ensuite par les serres municipales du Tampon où naissent les palmiers du Parc, tous issus de semis contrôlés. Le ciel gris met malheureusement sa menace à exécution et c'est sous des parapluies que nous parcourons les serres, dans un froid bien hivernal, et personne ne contredira maintenant que «l'hiver est bien rentré» !

 

Une accalmie météo permettra une visite moins humide du Parc et surtout de parcourir la deuxième tranche dont l’aménagement en cours est bien avancé : aire de parking et espace dédié à une future rondavelle-cafétéria avec vue panoramique exceptionnelle, voies principales, murets de pierres sèches et talus en gros blocs rocheux dans le bas de la parcelle, communication vers le chemin Edouard Hervé, défrichement à l’intérieur de la petite forêt de faux poivriers pour la rendre prête à protéger du soleil les espèces de palmiers d'ombre, etc...

 

En parcourant ce lieu en friche abandonné depuis une vingtaine d'années nous pouvons remarquer les traces de terrasses étroites, témoignages d'anciennes cultures. De nombreuses plantations ont déjà été réalisées sur cette deuxième tranche, et l’on peut donc dresser un bilan des plus positifs et augurant d'un bel avenir pour le Parc des Palmiers, quotidiennement parcouru par un public nombreux depuis son ouverture. Le bassin de rétention d'eau qui se videra des surplus de ruissellement des pluies en quelques jours constituera un milieu idéal pour des palmiers de type raphia, Ravenea rivularis ou autres espèces de milieux humides qui y ont déjà bien pris racine.

 

Les voies principales sont bordées d'alignements, en alternant palmiers à feuilles pennées et à feuilles palmées, Dypsis madagascariensis, Livistona mariae, Syagrus romanzoffiana, et des trous sont déjà préparés pour recevoir des alignements de Washingtonia robusta de grande taille provenant d’une pépinière communale située au Petit Tampon. Un petit rond-point attend un palmier de grande hauteur pour dominer les sujets déjà plantés, il ne reste plus qu'à le trouver...

 

Les cieux restent cléments pour les plantations de palmiers effectuées par les membres de Palmeraie-Union qui n'étaient pas encore parrains d’un sujet installé dans le Parc. Le parrainage leur permet de se voir remettre un sujet de la même espèce à planter dans leur propre jardin afin de pouvoir comparer sa croissance avec celui du Parc des Palmiers.

 

L'heure du pique-nique étant dépassée et la météo étant capricieuse nous hésitons à maintenir le déjeuner à l’extérieur. Finalement nous décidons de nous abriter confortablement sous un toit de bâtiment de la pépinière où une grande surprise nous attend, et celle-ci ne nous fera pas regretter notre choix : Maxime HOARAU a spécialement cuisiné pour nous un chou de palmier péjibaye Bactris gasipaes planté chez lui, l'espèce sud-américaine cespiteuse qui fait des rejets, contrairement à nos espèces locales... Une préparation magistrale au goût subtil d'épices à la façon créole, au fondant incomparable du chou dans la bouche, le tout agrémenté d'un rougail de mangues sauvages fortement relevé au petit piment martin... Avec le punch apéritif, les entrées variées préparées par les cuisinières et les desserts, Maxime ayant de plus confectionné un énorme gâteau au chocolat, l'ambiance est des plus chaleureuses malgré l'air frais hivernal de cette journée sans ciel bleu mais néanmoins très réussie !

 

Une journée Palmeraie-Union qui marquera nos mémoires ! Un très grand merci à toutes les cuisinières et cuisiniers, et à l'investissement dévoué et constant de notre cher président organisateur Thierry !

 

 

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Thierry HUBERT présente le Parc des Palmiers

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Visite des serres de la pépinière municipale

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Serre municipale pour les germinations, chauffée et ventilée

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Montanoa hibiscifolia la marguerite de mai au bord du Parc

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Faux chardon Argemone mexicana sur les parties encore en friche

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Strelizia reginae mandela près des serres municipales

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Floraison du palmier Johannesteijmannia altifrons

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Détail de la floraison du palmier Calyptrogyne ghiesbreghtiana

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Areca vestiaria à manchon orangé

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Palmiste Roussel Acanthophoenix rousselii

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Veuve dominicaine Vidua macroura, espèce venue d'Afrique du Sud

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Stipe de jeune palmier royal Roystonea regia

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Jean-Marc BURGLIN et le palmier malgache Dypsis fasciculata qu'il a planté le 5 juillet 2011, le 1140ème palmier du Parc des Palmiers du Tampon

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Suite et fin des textes et photos sur le Parc des Palmiers page 14 :

Ile de la Réunion : textes jardins, sites naturels, Parc des Palmiers 2008-2009

 

 

 

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