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(Jardin de Max Galbois à Saint-Leu, Tampon Salon du Palmier et de l'Orchidée 2009, Saint-Denis Domaine Ricquebourg, Tampon Jardin d'Orchidées de Laure Fontaine, Lataniers Rouges du Cap de l'Abri et AG 2009)                 

 

 

                            Extraits de mes notes prises à Saint-Leu chez Max GALBOIS le 28 février 2010

 

 


-Météo : beau temps le matin, nuageux l'après-midi sous une chaleur lourde, par chance entre deux périodes un peu pluvieuses.

-Lieu : en montant la route des Colimaçons à gauche dans le virage en amont du Jardin Naturel. Belle vue sur l'océan avec au premier plan un Latanier rouge âgé (à prendre en photo à l'occasion !)

-Historique de la propriété : en 2000 semis des palmiers, tous ceux plantés provenant des propres semis de Max GALBOIS. En 2002 acquisition foncière et premier nettoyage. En 2004 début des plantations. En 2007 réception de déblais du chantier de l'irrigation et terrassement. Superficie du terrain : 2 hectares non constructibles, sauf pour un bungalow technique (ni eau potable ni électricité). Travail personnel de Max Galbois durant son temps libre d'enseignant.

 

Entrée, allée de palmiers colonnes Roystonea oleracea

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Petit flamboyant Caesalpinia pulcherrima

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Palmiers et vue sur l'Océan Indien

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Tamarinier de l'Inde Tamarindus indica gousse à moelle alimentaire, floraison étonnante en grappes.

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Combretum constrictum, le petit badamier vermifuge à fruits comestibles

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Gastonia cutispongia bois d'éponge, araliacée endémique de la Réunion avec très nette hétérophyllie : jeunes feuilles en bas à nervures colorées de rouge sombre et feuilles adultes en haut ovales, vertes et coriaces. Quasi disparu dans la nature, appelé bois de plat car les ouvriers se servaient des feuilles adultes comme récipient pour les repas.

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Mahot, Dombeya sp. sans doute acutangula

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Ensete ventricosum, bananier décoratif

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Ruizia cordata bois de senteur blanc ou bois de chanteur car plante magique, elle chanterait à ses heures... Replantée à partir de graines du Conservatoire de Brest mais également retrouvée en quelques exemplaires dans la nature. Dioïque, floraison de pied mâle ici. Plante hétérophylle.

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Max GALBOIS et Bouddha

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Jatropha gossypiifolia, une euphorbiacée

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Jatropha multifida, le médecinier, autre euphorbiacée décorative d'Amérique tropicale

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Phoenix sylvestris le dattier indien qui pourrait être à l'origine du dattier cultivé

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Cassia javanica, casse de Java introduite de Malaisie à belle floraison rose

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Bixa orellanale roucou d'Amazonie à fruits rouges donnant un très fort colorant utilisé en industrie, les Amérindiens l'utilisaient pour se protéger du soleil et des insectes

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Détail de feuilles de cocotier Cocos nucifera

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Vue sur la propriété 

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Vue vers la Route des Tamarins et le lagon de La Saline-les-Bains

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                                          SALON du PALMIER et de l'ORCHIDEE du TAMPON 2009

 

(brouillon de texte non corrigé car non publié)    

                                                                                                      par Jean-Marc BURGLIN

 

 

 

Un très beau mariage célébré durant trois jours du 4 au 6 septembre 2009 au Tampon salle Beaudemoulin : le Palmier sous toutes ses formes et l'Orchidée dans toute sa diversité de floraisons... La variété des formes et la beauté des feuilles de palmiers en arrière plan met admirablement en valeur les orchidées en fleurs sous l'agréable puits de lumière pénétrant la salle Beaudemoulin par le plafond.

 

Trônant dans le massif au centre de la salle Kerriodoxa elegans porte bien son qualificatif avec ses magnifiques feuilles palmées. Unique espèce du genre Kerriodoxa de Thaïlande, il ne porte pas ombrage aux magnifiques floraisons des orchidées Oncidium en avant plan. Tout autour, des massifs en demi-cercles en scories volcaniques rouges bordées de blocs de basalte permettent une promenade dans l'univers de ces deux familles végétales si particulières et variées. D'autres orchidées ornent l'entrée sous une porte de bambous sur fond de petit massif dominé par un Iriartea deltoidea aux folioles de forme particulière en queue de poisson entouré d'orchidées. A côté, des orchidées toutes blanches tombent en cascade de leur support à un mètre du sol.

 

Un joli petit pont agrémente le parcours et fait découvrir aux visiteurs l'existence de palmiers aquatiques poussant les pieds dans l'eau comme Ravenea musicalis de Madagascar. Au fond de la salle, un étonnant mur végétal peut habiller avec élégance un espace vertical à embellir, les orchidées étant enracinées dans de la sphaigne placée entre des grillages. Sur une table basse en osier des fruits colorés de palmiers interpellent plus d'un visiteur : sont-ils comestibles ? Une couleur rouge aussi vive que celle des fruits de Veitchia = Adonidia merrellii, le palmier Paul et Virginie, devrait inciter à la prudence, ce ne sont pas des dattes !

 

Quelques « mariages » du plus bel effet esthétique : le Latanier de Chine Livistonia chinensis et sur sa feuille un fruit rouge tombé d'un bouquet de fruits de Palmier Alexandre Archontophoenix alexandrae suspendu juste au dessus et les orchidées Lycastes. En face, le Joe Palm Johannesteijsmannia altifrons aux belles feuilles et les Phalaenopsis, le palmier fenêtre Beccariophoenix madagascariensis et les Cattleya jaunes à points rouges... Des formes de fleurs en araignées brunes sur fond de feuilles de Caryota gigas et de Latanier feuille Phoenicophorium borsigianum des Seychelles à feuilles entières brun-rougeâtres jeunes mais très épineux... Des orchidées aux fleurs de couleurs variées sous les grandes feuilles de Licuala grandis du Vanuatu... Des orchidées brun-jaunes devant les feuilles bleutées de Bismarckia nobilis non loin de la curieuse infrutescence noire en forme de crosse de Chamaedorea deckeriana du Costa Rica... L'étiquetage des palmiers exposés provenant des pépinières municipales du Tampon est particulièrement complet. Il est plus difficile pour le néophyte d'identifier certaines orchidées, toutes provenant des collections des Orchidophiles du Sud.

 

Des livres sur palmiers et orchidées sont proposés à la consultation et à la vente aux stands de l'association des Orchidophiles du Sud et de Palmeraie-Union à l'entrée de la salle. Des panneaux sur les plantes ainsi que le plan du futur Parc des Palmiers du Tampon complètent l'information pour les visiteurs. A l'extérieur il est possible d'acheter des plants d'orchidées et de palmiers de toutes sortes, notamment des raretés comme Tahina spectabilis, une espèce et un genre de palmier de grande taille découvert à Madagascar depuis peu pourtant...

 

Cette huitième édition de salon du palmier marquera les souvenirs par la beauté de la présentation des palmiers associés aux orchidées. Un bref retour en arrière permet de suivre l'évolution du salon. Outre la présentation de palmiers lors des Florilèges dès 1999, le premier Salon du Palmier a eu lieu en mai 2002 à la salle Beaudemoulin avec des sujets mis à disposition par les membres. Devant son succès il est reconduit en 2003 avec un cocotier adulte Cocos nucifera de 8 mètres de hauteur chargé de noix de coco trônant au milieu de la salle Beaudemoulin.En 2004 sur le thème du « Palmier dans tous ses états » le salon présente les aspects décoratifs, alimentaires, médicinaux, cosmétiques et matériaux de construction des palmiers. En 2005 et 2006 le salon se tiendra avec les amateurs de plantes succulentes sur le site des grands kiosques de Bourg-Murat, les palmiers exposés provenant des membres et des pépinières municipales du Tampon. Ces deux salons ont accueilli près de 4000 visiteurs. En 2007 le salon se tient dans la salle Beaudemoulin, dominé au centre par un grand palmier triangulaire Dypsis decaryi transplanté depuis au Parc des Palmiers du Tampon. En 2008 le salon a lieu en septembre en co-organisation avec les Orchidophiles du Sud, tout comme en cette année 2009. Rendez-vous pour le neuvième salon en 2010 !

 

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Inauguration par les officiels, Thierry HUBERT Président de Palmeraie-Union au micro, à gauche Didier ROBERT Député-Maire et Paulet PAYET bras croisés à sa droite

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Vue du Salon

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Le stand de Palmeraie-Union

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Le stand des Orchidophiles du Sud

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Palmiers et Orchidées

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Palmier malgache Ravenea musicalis poussant dans l'eau

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Cattleya

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Orchidée Dendrobium finisterraepolystema      

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Dendrobium

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Epidendrum 

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A l'extérieur il est possible d'acheter des plants d'orchidées et de palmiers de toutes sortes

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 Le Domaine de

Bruno et Yvette RICQUEBOURG

 

Texte et Photos Jean-Marc BURGLIN

 

 

 

 

Les nuages menaçants sur la région Nord de la Réunion s'éloignent par chance vers le large en ce dimanche matin 11 octobre 2009, cédant la place au beau temps pour une découverte ensoleillée du Domaine de Bruno et Yvette RICQUEBOURG. La nouvelle route des Tamarins et la circulation dominicale fluide ont rendu le déplacement des sudistes rapide et aisé, ce qui explique l'importance du groupe, 23 personnes, un record peut-être pour une sortie près du chef lieu, à Bois de Nèfles Sainte-Clotilde.

 

Dès les premiers pas le long de l'allée centrale bordée de roses anciennes délicatement parfumées, la case créole entièrement et patiemment rénovée attire notre attention ; son architecture unique, avec deux petits toits en forme de W inversé à l'avant, et son âge centenaire lui ont valu son inscription récente au patrimoine historique de la Réunion au titre de l'ISMH (Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques). Elle avait été construite à l'emplacement d'une case créole détruite par un incendie et, dans un état d'abandon quasi total, il a fallu beaucoup de persévérance au fil des années à Bruno et Yvette pour mener à terme cette réhabilitation réussie sur tous les plans. L'aménagement intérieur ainsi que la cuisine séparée, à l'arrière de la construction, prouvent aussi qu'il est parfaitement possible de conjuguer modernisme et tradition du passé.

 

L'aménagement du terrain entourant la maison dénote là aussi de beaucoup de patience de la part du maître des lieux qui a pris soin de respecter les vieux arbres présents, plus vénérables encore que la case (évi, camphrier, litchi, longanier, sapotillier, manguier, ...). À l'horizon, entre les feuillages, une belle échappée visuelle sur Piton Bois de Nèfles contribue à l'harmonie du jardin. Plus de 150 espèces de Palmiers y ont été plantées, et des étiquettes portant leurs noms et origines géographiques permettent un voyage aux quatre coins de la planète.

 

  • Océanie : Chambeyronia macrocarpa de Nouvelle Calédonie, Livistona muelleri d'Australie et Nouvelle-Guinée, Ptychosperma macarthurii, P. caryotoides et P. cuneatum de Nouvelle-Guinée, Licuala ramsayi et Wodyetia bifurcata d'Australie, Pritchardia maideniana sans doute des îles Hawaï mais éteint dans la nature, Carpoxylon macrospermum du Vanuatu...

 

  • Asie : Licuala mattanensis de Bornéo, L. spinosa, Cyrtostachys renda palmier rouge à lèvres de Thaïlande, Phoenix roebelenii du Laos et Chine, Pinanga scortechinii de Malaisie, Arenga undulatifolia des Philippines et Bornéo, Areca triandra d'Inde et d'Asie du Sud-Est, Drymophloeus litigiosus (ex D. beguinii) des Moluques, Trachycarpus fortunei de Chine, Livistona saribus d'Asie du Sud-Ouest, Livistona jenkinsiana d'Inde...

 

  • Amérique : Chamadorea seifrizii d'Amérique Centrale, Cryosophila warscewiczii du Panama, Chamaedorea microspadix du Mexique, Pseudophoenix sargentii de Floride et Caraïbes, Roystonea regia, Copernicia baileyana et C. macroglossa de Cuba, Coccothrinax argentea de Haïti et République Dominicaine et C. barbadensis des Petites Antilles, Syagrus romanzoffiana d'Amérique du Sud, Sabal palmetto des Bahamas et de Cuba...

 

  • Afrique : Dypsis forficifolia, D. pusilla, D. ambositrae présentant une dichotomie rare et Ravenea rivularis de Madagascar, Hyophorbe indica palmiste poison, endémique de la Réunion comme Latania lontaroides notre latanier rouge, Raphia farinifera encore tout petit, Latania loddigesii le latanier bleu de l'île Maurice, Deckenia nobilis, Phoenicophorium borsigianum latanier feuille des Seychelles et Nephrosperma vanhoutteanum des Seychelles...

 

  • Europe : Chamaerops humilis (sans doute la seule espèce européenne de palmier avec Phoenix theophrastii découvert en Crète, peut-être l'ancêtre sauvage du palmier dattier)

 

Parmi ces 150 espèces de palmiers du Domaine de Bruno et Yvette RICQUEBOURG, certaines sont particulièrement remarquables : Butia eriospata du Sud-Brésil, moins bleu que B. capitata mais aux feuilles plus arquées tournant en spirale, Copernicia baileyana de Cuba à feuilles palmées énormes, Veitchia vestiaria forme «marron» la plus colorée, Drymophloeus beguinii indonésien rarement planté, le très beau Pelagodoxa henryana des îles Marquises et Coccothrinax macroglossa «azul», variété encore plus bleutée de Cuba aux feuilles sans pétioles restant sèches sur le stipe, en «jupe» jusqu'au sol.

 

Les essences endémiques de la Réunion ne sont pas oubliées avec, entre autres, bois de quivi, bois de reinette, bois d'olive, bois puant, bois d'huile, bois de senteur blanc... à côté de cacaoyer, rollinier, jambos, cotonnier, ricin et Moringa drouhardii malgache.

 

Un petit jardin créole joliment fleuri et la mise en scène de quelques « éléments » décoratifs disposés au hasard du domaine agrémentent notre promenade paradisiaque : anciennes conduites d'eau en terre cuite du sud de métropole devenues d’originaux et esthétiques supports pour géraniums, silhouette au milieu du mûrier noir chargé de fruits, vieilles pierres, pièces en fer d'ancienne usine, bassin, tableaux du maître des lieux dans la case, ...

 

Après le thé et les délicatesses sucrées du matin, puis la visite du jardin, c’est un pique-nique gargantuesque qui s’installe pour le déjeuner sous la varangue où nous ne pouvons qu'apprécier la gentillesse et la chaleur de l'accueil de Bruno et Yvette; nous les remercions bien amicalement !


(voir autre visite de ce jardin page 16)

 

La case créole de Bruno et Yvette RICQUEBOURG

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La pièce centrale de la belle case créole, au fond à droite une peinture de Bruno

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Le maître des lieux Bruno RICQUEBOURG

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Respect de vieux arbres vénérables présents sur la propriété, évi pommier de cythère Spondias dulcis

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Original ! de vieilles poteries récupérées accueillent des géraniums

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Le splendide Livistona muelleri, tout en finesse et en élégance

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Belle couleur bronze pour la feuille juvénile de Ptychosperma cuneatum

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La feuille ondulée, comme son nom l'indique, de Arenga undulatifolia

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Licuala spinoza 

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Les fortes épines sur le pétiole de Livistona saribus 

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La feuille profondément découpée de Coccothrynax macroglossa azul

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Les épines jaunes de Deckenia nobilis 

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Un jeune Bismarckia nobilis en plein devenir

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Dypsis ambositrae présentant une dichotomie rare

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Dypsis tsaravoasira

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Ricin

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Bois de reinette

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Bauhinia galpinii

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Petit jardin créole joliment fleuri

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Feuilles de bégonia

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Photographie d'une belle rose

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Géranium

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Le Jardin d'Orchidées de Laure Fontaine

 

Texte et Photos Jean-Marc BURGLIN

 

 

 

Ce samedi 19 septembre 2009 un groupe limité à 20 personnes, dont plusieurs nouveaux adhérents de Palmeraie-Union, se retrouve au marché couvert du Tampon pour la visite du jardin hors du commun de Laure FONTAINE. Thierry HUBERT, notre président «Gentil Organisateur», expliquera avant de rejoindre le jardin qu’il n’abrite que peu de palmiers mais peut s’enorgueillir toutefois d’une très belle collection d’Orchidées. Aucun des participants n’y trouvera à redire, d'autant que plusieurs beaux palmiers et autres variétés végétales seront observés dans les cours bordant le parcours vers le jardin. Thierry nous fait ainsi remarquer un splendide Beaucarnea ou noline Nolina recurvata dont le pied à renflement-réservoir d'eau est énorme, ce qui signifie un âge déjà très avancé. Si l'aspect de cette plante originaire du Mexique peut faire penser à un palmier, elle fait en réalité partie de la famille des Agavaceae. Dans une autre cour s’étire un grand latanier rouge de la Réunion Latania lontaroides.

 

Laure nous accueille à bras ouverts dans son écrin de verdure en plein Tampon, secondée pour la visite par Christian MARTIN, un autre passionné de plantes. Deux guides ne seront pas de trop pour nous présenter les trésors de ce jardin merveilleux, comme créé sous la baguette magique d'une fée. Difficile de décrire par des mots toutes ses splendeurs qui nous fascinent tous, principalement les orchidées : Dendrobium nobile, Phanaelopsis, sabots et surtout Epidendrum dont de nombreuses variétés hybrides sont nées grâce aux soins attentifs de Laure. Devant un tel spectacle quelques photographies de fleurs valent mieux que des mots ! Devant nos yeux ébahis s’offre un aperçu de la famille des Orchidaceae riche de près de 20 000 espèces (sans compter les hybrides) regroupées en quelque 790 genres...

 

Une famille très évoluée puisque les orchidées poussent des milieux secs aux forêts humides, du niveau de la mer aux montagnes, de pleine terre aux arbres en développant des racines aériennes pour s'y accrocher en épiphytes, les arbres ne constituant alors que leur support. Certaines portent des excroissances à leur base, pseudo-bulbes de formes variées, véritables réserves d'eau et d'éléments nutritifs.

 

Le jardin de Laure comporte huit ombrières mais de nombreuses orchidées ornent également les parterres. Vandopsis gigantea de grande taille, installée dans son pot en fanjan qui remonte à l'époque où les fougères arborescentes n'étaient pas protégées, porte de sublimes fleurs jaunes. Dendrobium teretifolium au contraire est tout en grâce avec sa floraison blanche pendante. Aranda black, autre merveille de la nature, est un hybride de Vanda x Renanthera. Autour de l'arbre malgache Terminalia mantaly au port horizontal sont disposés des kalanchoe, des endémiques comme Trochetia boutoniana, emblème de l'île Maurice, un pachypodium malgache à floraison jaune, un clérodendron en fleurs... Une peu commune liane de la famille des bignonacées Techomanthe dendrophylla couvre de ses innombrables clochettes rouges le plafond d'une pergola. Quelques Adenium d'origine africaine attirent les regards par la coloration rare de leur fleurs ; décidément rien n'est banal dans ce lieu de rêve, même le « chapeau chinois » Holmskioldia, qui ici se pare de fleurs au calice en cupules mauves, les corolles étant bleu-violet...

 

Un endroit est réservé aux palmiers en pots qui s’intègrent parfaitement au décor magique de ce petit parc enchanté. Si Verschaffeltia splendida, Lytocaryum weddellianum ou Chamaedorea elegans ne posent pas de problèmes de détermination, d'autres espèces sont moins évidentes à identifier à première vue.

 

Ne se contentant pas d'une très riche collection d'orchidées, Laure a aussi harmonieusement disposé une collection de Platycerium, dites fougères corne de cerf ou corne d'élan, sur des supports muraux en fanjan. Ces fougères épiphytes particulières comptent moins de 20 espèces dans les régions tropicales. Sans fleurs ni fruits, les spores se trouvent sous les feuilles fertiles. Près des parterres couverts de fines violettes australiennes, d'autres fougères de la famille des Aspleniaceae, dites « nid d'oiseau », sont elles aussi représentées par des espèces peu courantes.

 

Encore plus remarquables, les nombreuses variétés de Bromeliaceae originaires du continent américain. Parmi celles-ci, des Tillandsia sp. si différentes des bien connues « filles-de-l'air » suspendues dans de nombreuses cours réunionnaises ; Tillandsia dyeriana à longue bractée rouge orangé a tout particulièrement attiré nos regards. Comme les orchidées, elle suscite l'admiration devant un créateur céleste évoqué ici par la petite grotte située devant le bassin, et sans doute aussi prié pour éloigner tout cyclone dévastateur.

 

La passion de Laure FONTAINE remonte aux années 1955 lors de la construction de la maison. On peut donc imaginer la richesse de sa collection, plus de cinquante années plus tard, et avoir aussi la révélation du secret de la jeunesse gardée ; la passion pour la nature et le monde végétal constituent à l’évidence une réelle source d'équilibre et de bonheur malgré toutes les turbulences de la vie en ce début du XXIème siècle si déstabilisant pour nombre de nos contemporains.

 

(voir autre visite de ce jardin page 16)


 

Patate de chouchou Sechium edule au marché couvert du Tampon 

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Beaucarnea Nolina  recurvata d'âge très avancé devant une maison du Tampon

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Solandra grandiflora, liane trompette 

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Vue générale du Jardin d'Orchidées de Laure FONTAINE et notre guide Christian MARTIN

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Dendrobium nobile 

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Profusion de Dendrobium sur les étagères

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Fleur de Phalaenopsis

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Fleur de Phalaenopsis 

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Orchidée de grande taille Vandapsius gigantea

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Un beau sabot de Vénus

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Hybridations et semis

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Une magnifique obtention de Laure FONTAINE que cet Epidendrum

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Hybride Aranda black de Vanda x Renanthera

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Ombrières et parterres, Vanda à gauche

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Dendrobium teretifolium tout en grâce avec sa floraison blanche pendante

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Quelle belle leçon de passion pour le jardin et de jeunesse nous donne Laure FONTAINE

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Stephanotis floribunda

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Une peu commune liane Techomante dendrophylla couvre le plafond d'une pergola

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Adenium d'origine africaine

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Chapeau chinois Holmskioldia mauve rare

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Verschaffeltia splendida des Seychelles à échasses

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Fougères

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Très riche collection de Platycerium cornes de cerf

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Superbes fleurs de Tillandsia dyeriana

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Clerodendrum sp.

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Rince-bouteilles Callistemon sp. 

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Des orchidées Epidendrum jusqu'autour du poteau électrique

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Au fond à gauche, arbre malgache au port horizontal Terminalia mantaly comme ceux des alignements de la quatre voies Tampon-Saint-Pierre

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Les Lataniers Rouges du Cap de l’Abri

et l’Assemblée Générale 2009

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

 

Avant l'Assemblée Générale de Palmeraie-Union le 17 mai 2009 Christophe LAVERGNE proposait, pour les plus matinaux, une petite sortie depuis la plage de Grande Anse sur le site du Cap de l'Abri. La forêt de lataniers qui s'y trouve a été découverte par Philippe DE VOS en 2002 (Latania n° 8 de décembre 2002). Depuis, plusieurs articles ont été publiés : en juin 2004 dans Latania n°11 sous la plume de Nicole LUDWIG, en juin 2005 dans Lanania n° 13, en juin 2008 dans Latania n° 19 avec un inventaire scientifique de Christophe LAVERGNE et enfin en décembre 2008 dans Lanania n° 20. Quelques détails seront toutefois repris pour compléter notre courte visite du 17 mai 2009.

 

Christophe LAVERGNE et Lauricourt GROSSET servent de guides pour rejoindre sans trop attendre Roger LAVERGNE déjà sur le site dès 8 heures, au grand dam des retardataires...

 

La plage est encore déserte, des fêtards du samedi soir terminent leur nuit sur le sable tandis que les premiers pique-niqueurs préparent déjà les caris sur les grandes roches coralliennes plates (beach-rock) servant de tables sous les cocotiers. Le soleil matinal illumine les premiers lataniers rouges visibles au-dessus de la falaise littorale... Comme cela était précisé dans l'invitation, l'accès est un peu difficile entre les blocs rocheux, une des raisons sans doute de la préservation du site bien nommé « Cap de l'Abri ».

 

Nous passons devant des terriers dont certains sont numérotés, il s’agit de lieux de nidification du paille-en-queue à bec jaune si ce n'est du puffin «Fouquet» ou encore du noddi brun «macoua», tous les trois nicheurs réguliers sur le rocher de la Petite-Île proche. Aucun oiseau ne semble présent, la période estivale, la plus favorable pour la nidification, étant passée.

 

Nous atteignons rapidement les champs de canne surplombant la mer jusqu'à la forêt de lataniers. Outre la canne à sucre omniprésente, le site est partiellement envahi par le galabert ou corbeille d'or Lantana camara, le choca bleu Agave vera-cruz, et le faux poivrier Schinus terebenthifolius. Les feuilles à forte odeur de térébenthine de ce dernier inhibent la germination des graines des autres essences (« allélopathie »), ce qui est gênant dans un milieu où les germinations de lataniers rouges sont attendues. Même un arbre-pieuvre Schefflera actinophylla originaire d'Australie et de Nouvelle-Guinée s'est installé dans ce lieu reculé.

 

En pénétrant dans la forêt de lataniers rouges ou lataniers de La Réunion, Latania lontaroidesendémique de l'île, on ne peut qu'être impressionné et en admiration devant un des rares milieux originels des bas.

 

Exactement 217 lataniers, dont 89 pieds mâles et 93 pieds femelles recensés par Christophe LAVERGNE en 2006-2007 et répartis en plusieurs petits bosquets, font songer à ce que devait être l'aspect de la Réunion avant l'intrusion humaine... Il ne manque que les tortues terrestres pour compléter le décor. Rodrigues et Maurice ont introduit des tortues d'Aldabra, proches des espèces terrestres des Mascareignes décimées par l'homme, pour reconstituer des milieux originels, la Réunion suivra-t-elle un jour cette initiative dans un site comme celui-ci ?

 

Mais le retour du rêve à la réalité est rapide : les gros fruits de lataniers tombés au sol sont pour la plupart vides, mangés par les rats qui montent parfois aux arbres pour les consommer, ce qui rend toute germination utopique. Pratiquement aucun petit latanier rouge n'a pu germer naturellement. Pour y remédier nous plantons 130 graines, partie pointue dirigée vers le haut, dans les espaces un peu dégagés ou en enlevant par place le tapis de palmes sèches qui recouvre le sol et qui le protège au moins des envahissantes. 500 graines ont précédemment été plantées mais les germinations semblent rares.

 

Le dépôt de raticides en 2008 avait été suivi par la germination de trois graines (Latania n°19 page 31). Si aucun semis ne parvenait à pousser, la mise en place de jeunes plants issus de graines du site pourrait favoriser une régénération et un accroissement significatif de la population.

 

Les plus petits sujets font près de 3 mètres de hauteur, ce sont déjà des adultes... Comme celui dont Lauricourt Grosset nous fait remarquer la fructification à moins d'un mètre du sol, le stipe étant couché sur le reste de sa longueur ! Les fruits à portée de main ne sont malheureusement pas mûrs pour les apprécier comme les réunionnais autrefois, les « pommes » contiennent une à trois pyrènes (graines).

 

La présence de quelques pieds jumeaux pourrait prouver l'origine naturelle de cette forêt, car sinon ils auraient été plantés isolés voire en lignes. Les lataniers ont une hauteur de 4 à 5 mètres pour la plupart, certains atteignant 8 mètres pour un stipe de 20 centimètres de diamètre moyen. Les fructifications sont particulièrement abondantes et plusieurs stipes sont renflés à leur base, ceci est aussi esthétique que la coloration rouge des palmes des jeunes sujets.

 

Le latanier rouge a été très utile à l'homme durant deux siècles : on utilisait son bois en construction, ses feuilles pour couvrir les toits et on consommait l'albumen des fruits, d'où le nom local de «pomme latanier», portés par les femelles en fructification, l'espèce étant dioïque.

 

Ces derniers lataniers rouges sauvages survivront-ils encore longtemps, alors que la quasi totalité de leurs congénères ont été abattus pour laisser la place aux plantations de canne à sucre et aux constructions modernes. Ou bien serons-nous contraints de ne les observer que plantés au bord des routes ou sur les ronds points ? Tout palmier adulte de l'île devrait peut-être bénéficier d'une mesure de protection passant par une autorisation avant abattage dans le cas où la transplantation s’avèrerait impossible...

 

Derrière une bordure de manioc marron bord-de-mer Scaevola taccada, Roger Lavergne observe la floraison de Norhonia emarginata dit takamaka de Madagascar du nom de son pays d'origine. Les feuilles coriaces et épaisses de cette Oléacée de la famille de l'olivier lui permettent de pousser surtout sur le littoral Est de la Côte au Vent.

 

L'heure de l'Assemblée Générale approchant, il nous faut quitter ce lieu magique et unique pour redescendre vers la plage de Grande Anse. Nous en profitons encore pour observer le paysage grandiose vers Grands Bois et le site de la forêt de lataniers dominant l'océan.

 

L'étagement de la végétation est bien discernable : liane cochon Canavalia rosea en bas, puis manioc marron bord-de-mer, takamaka de Madagascar, choca bleu, vacoa Pandanus utilis avant la forêt de lataniers et enfin, plus haut, les champs de canne à sucre.

 

Lors de la descente un peu acrobatique dans les rochers, il reste à peine le temps pour une pose photo devant les plantes déterminées par Christophe Lavergne : la saliette ou la salière Psiadia retusa, une Astéracée endémique rare protégée depuis 1987, dont on tirait autrefois le sel des feuilles succulentes. Lepturus repens, une graminée à tiges rampantes indigène, est arrivée naturellement, vu sa large répartition en Afrique, Océan Indien, Malaisie, Australie et Polynésie. La souveraine de mer, Lycium mascarenense à petites fleurs blanc-lilas, est un cousin de la Solanacée Lycium barbarum de Chine dont les petits fruits « goji » très riches en vitamines et minéraux contribueraient à la longévité et à la santé des peuples de l'Himalaya.

 

La lavangère Delosperma napiforme (Aizoacée) à feuilles succulentes serait la seule «plante grasse» endémique de la Réunion, elle est protégée depuis 1987 également et rare dans le Sud et l'Est, halophile car elle ne pousse que dans des milieux soumis aux embruns marins. Un peu au-dessus, la végétation rabougrie de moins d'un mètre de hauteur est couchée par les vents dominants d'où un port «en drapeau» illustrant bien la rigueur des conditions climatiques de ce milieu naturel.

 

 

Les rochers sont ponctués de taches blanchâtres formées par une multitude de petites toiles d'araignées. Nous remarquons encore un Chenopodium sp. et une sorte d'épinard dit de Nouvelle-Zélande à la Réunion : la tétragone cornue Tetragonia tetragonoides (car les fruits ont 4 angles bien marqués), Aizoacée naturalisée dans la région de Saint-Pierre. La graminée Dactyloctenium aegyptium «chiendent patte-poule» est très commune partout sur le littoral.

 

L'arbre Nono dit «Malaye» Morinda citrifolia (Rubiacée) originaire d'Inde et d'Australie (et peut-être indigène) s'est naturalisé en bien des endroits en dehors des parcs et jardins où il a été planté. Le jus de Noni extrait de ses fruits aurait des vertus médicinales anti-cancéreuses et anti-vieillissement reconnues aux États-Unis mais controversées en Europe. Encore une belle fougère terrestre Ctenitis maritima (Dryopteridacée) et déjà nous arrivons au niveau de la mer.

 

Les coraux blancs érodés par les vagues sur la plage et les floraisons mâles mellifères des vacoas Pandanus utilis du bord de mer marqueront la fin de la balade.

 

Nous rejoignons le groupe dans la salle communale des Poivriers à Grande Anse pour un excellent petit-déjeuner, suivi par l'Assemblée Générale et les discussions autour d'un très bon repas préparé par le traiteur Komodo, le tout dans la convivialité habituelle de toutes les rencontres de Palmeraie-Union.

 

(voir autre sortie au Cap de l'Abri page 16)


 

Le Cap de l'AbriReunion-suite3-fin-2010-2009-3830.JPG    

Les premiers lataniers rouges du Cap de l'Abri

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La montée difficile entre les blocs de rochers du sentier "pêcheur"

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La forêt de lataniers rouges 

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Le sous-bois de la forêt de lataniers rouges du Cap de l'Abri

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Un beau spécimen de latanier rouge femelle chargé de lourdes grappes de "pommes lataniers"

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Lauricourt GROSSET et Christophe LAVERGNE près d'un latanier rouge femelle au stipe couché sur le sol 

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Lauricourt GROSSET et Christophe LAVERGNE trient des graines de lataniers rouges plantées pour régénérer la forêt

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Graines à planter

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Lauricourt GROSSET met une graine de latanier rouge en terre

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Fruits tombées au sol rongés par les rats, la régénération naturelle de la forêt est impossible

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Jean-Marc BURGLIN dans la forêt de lataniers rouges du Cap de l'Abri

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Le botaniste Roger LAVERGNE près d'un Noronhia emarginata, oléacée d'origine malgache

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Floraison de Noronhia emarginata 

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Liane cochon Canavalia rosea 

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Dans la descente vers la mer, Lycium mascarenense 

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Psiadia retusa, la salière

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Lavangère protégée Delosperma napiforme

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Tetragonia tetragonoides, sorte de tétragone "épinard de Nouvelle-Zélande"

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En cours de descente belles vues sur la plage et le piton de Grande Anse

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Nono, Morinda citrifolia dont on extrait le jus du fruit appelé Noni

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Abeilles récoltant le pollen des fleurs mâles de vacoa Pandanus utilis

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Repas préparé par le traiteur Komodo dans la salle communale des Poivriers à Grande Anse

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