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La Plantation Mélissa

 

Par Jean-Marc BURGLIN

 

 

 

 

Mélissa… non pas la métisse d'Ibiza chantée par Julien Clerc mais la déesse des héliconias et des alpinias qui fait découvrir à une dizaine de membres de Palmeraie-Union la Plantation Mélissa à Saint-Benoît (Bras-Canot) le 25 avril 2009, par une belle matinée ensoleillée.

 

Dans les années 1950 l’aïeul de l’actuel propriétaire est un précurseur en plantant les premiers vergers de litchis sur une partie de ses 10 hectares de canne à sucre. Autre création, dans les années 1980, avec la culture des fleurs tropicales dont les roses de porcelaine encore peu proposées par les fleuristes à cette époque. En 2000, un petit-fils reprend la plantation Mélissa avec son épouse et 5 hectares supplémentaires sont depuis consacrés aux Zingibéracées, Musacées et Héliconiacées portant la superficie de l’exploitation actuelle à 9 hectares.

 

Au cours de la visite, nous apprenons que les rhizomes des Héliconiacées ont la particularité de croître en se superposant ; au bout de 8 à 10 années ils se trouvent hors de terre et il devient alors nécessaire de replanter.

 

La véritable fleur est insignifiante au milieu des bractées aux couleurs chatoyantes qui font l'attrait de ces plantes tropicales. Les fourmis, attirées par les coupes pratiquées sur les tiges, et les moustiques qui prolifèrent dans ce milieu couvert chaud et humide, rendent le site assez inhospitalier pour nos peaux sensibles et fragiles. Fort heureusement les champs sont situés bien à l'écart des premières habitations !

 

Au risque de favoriser le pourrissement des racines, le sol ne doit pas rester gorgé d'eau ; en effet, il faut savoir que les héliconias ou balisiers captent l'humidité de l'air par leurs parties aériennes, ce qui suffit à satisfaire leurs besoins hydriques.

 

Les Héliconiacées comptent plus de 150 espèces originaires, pour la plupart, d’Amérique et on recense environ 250 espèces d’alpinias dont l’origine est asiatique.

 

Voici les principales espèces et variétés cultivées, observées lors de notre passionnante visite guidée :

 

  • Alpinia blancs et rouges, des Zingibéracées proches de la famille des Costus Canne d'eau d'Amérique et de Malaisie Costus barbatus, beauty, spicatus,...

  • Heliconia dont she kong, bihai, psittacorum, magnifica, pendula, panama et mariae en lame de tronçonneuse, le seul peu décoratif...

  • Musacées proches des Héliconiacées : bananiers décoratifs Musa laterica, white-leyne, magenta, royal,...

  • Bomba, ananas décoratifs, Calathea, ...

  • Sans oublier une autre Zingibéracée, la si belle rose de porcelaine dont Etlingera (Nicolaia) elatior, mais peu de roses ont poussé après les pluies et vents de la tempête tropicale Jade qui ont cassé de nombreuses tiges, la période pluvieuse ayant suivi se chargeant de ralentir la reprise.

 

La plantation abrite également des arbres remarquables dont certains ne fructifient bien que sur la côte Est de la Réunion : mangoustan, caïmitier ou pomme de lait Chrysophyllum cainito dont le dessous du feuillage est joliment doré, cacaoyers, kakis, caramboliers en lignes croulant sous les fruits mûrs dont nous nous délectons, corossolier et son étrange floraison à même les branches (cauliflorie), ...

 

 

Pour le bonheur des amateurs de palmiers, la visite si agréablement et richement commentée par notre guide très patiente avec un groupe progressant lentement et posant sans cesse des questions, se termine par quelques palmiers dont un beau Raphia farinifera et un Verschaffeltia splendida des Seychelles en pleine fructification. La taille très impressionnante de ce dernier laisse supposer un âge canonique. Ce palmier mérite bien son qualificatif de « splendida » pour la majesté de ses jeunes feuilles et leur inhabituelle largeur.

 

Un petit magasin de vente propose, outre des fleurs tropicales, des cosmétiques, sirops, graines et éléments végétaux décoratifs comme les « Z'ampones » de feuilles sèches de palmiers.

 

Les beaux fruits à coque fibreuse « mintolla » inconnus sont, après recherche sur Internet, ceux de Cerbera odollam dit « arbre suicide » de la famille des Apocynaceae originaire du Kerala en Inde. Poison violent, la plante aurait été utilisée en ordalie(1) sous le nom de « Tanghin », philtre de vérité souvent mortel à Madagascar pour des condamnés ou suspects forcés d'avaler de l'amande de Cerbera manghas. Dix mille en seraient morts avant l'abolition de cette pratique par Radama II en 1861... De nos jours on en extrait des insecticides biologiques et des déodorants.

 

Un buffet nous réunira pour midi au restaurant Bec Fin à Bras-Panon, une occasion de découvrir une adresse simple et pas chère sur la côte Est peu connue des résidents du Sud ou de l'Ouest !

 

(1) ordalie : " Épreuve judiciaire dont l’issue, censée dépendre d’une puissance surnaturelle ou de Dieu, établit la culpabilité ou l’innocence d’un accusé " (Le Petit Larousse Illustré). 

 

 

 

Plantation Mélissa à Saint-Benoît (Bras-Canot), petit magasin de vente

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Fruits à coque fibreuse « mintolla » de Cerbera odollam 

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 «Z'ampones» de feuilles sèches de palmiers

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Arbre rare, le mangoustanier Garcinia mangostana et le botaniste monsieur LEONETTI Jean-Baptiste

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Dans les plantations d'héliconias

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La responsable-guide de la plantation Mélissa tenant Heliconia mariae en lame de tronçonneuse

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Belle coloration de feuille d'Heliconia chicong

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Heliconia chicong

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Heliconia magnifica

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Heliconia psittacorum

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Heliconia pendula sexiscarle 

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Heliconia pendula red

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Heliconia panama

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Verger de fruitiers, caramboliers

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Caramboles Averrhoa carambola

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Collection de bananiers décoratifs, Musa laterica

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Musa "white leyne"

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Musa magenta

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Musa " royal " et abeille en vol

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Abeille sur la fleur de Musa " royal "

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Hibiscus sp, diversifolius ou cannabinus 

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 Alpinia purpurata

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Alpinia blanc

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Plantation de roses de porcelaine Eltingera elatior

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Rose de porcelaine Eltingera elatior

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Diospyros kaki

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Corossols Annona muricata, fleurs puis fruits directement sur tronc et branches: cauliflorie

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Costus barbatus

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Costus " beauty "

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Costus spicatus

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Calathea sp.

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Grand latanier-latte des Seychelles Verschaffeltia splendida

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Palmier raphia Raphia farinifera

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Vue sur les grands vergers de litchis depuis les plantations Mélissa

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                                                             LE DOMAINE DE MAHAVEL

 

(texte non corrigé car non publié)

(voir autre visite de ce domaine page 16)

                                                                                                                       par Jean-Marc BURGLIN

 

Le site du «Manoir de Mahavel» à la Ravine des Cabris est d'abord historique : une belle cheminée de basalte noir visible de loin domine le site, en train de se végétaliser et un peu malmenée par la foudre. En pénétrant la propriété nous verrons des vestiges de murs et de poulies de l'ancienne usine sucrière de Mahavel fermée en 1921 et plus discret l'emplacement des supports de câbles permettant autrefois le transport de la canne depuis l'autre côté de la large et profonde ravine du Bras de la Plaine. Tout près, le pont blanc moderne est bien intégré dans le paysage vers l'Entre-Deux proche. Comme le dit l'architecte Alain Amadéo concepteur de ce pont en arc surbaissé de 280 mètres de portée construit en deux ans et inauguré en 2002: «C'est un simple lien tendu entre deux rives. L'ouvrage doit réunir sans agression.» Le propriétaire des lieux en bordure du Bras de la Plaine, Monsieur Guy-Elie RIVIERE, nous accueille en compagnie de son fils d'un rare courage pour assurer l'entretien de 3 hectares de plantations, toujours à la recherche de nouvelles raretés pourtant déjà nombreuses parmi plus de 150 espèces d'arbres dont bon nombre à fruits peu courants... L'évocation de toutes ces espèces est impossible, je n'en citerai que quelques-unes en complément de l'article déjà paru, ou les espèces qui présentaient des fructifications rares.

 

Le pont de l'Entre-Deux

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Vue vers la chute d'eau alimentant l'usine électrique par conduite forcée et vue sur le Domaine de Mahavel

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Les botanistes Roger LAVERGNE et son fils Christophe LAVERGNE autour du propriétaie Guy-Elie RIVIERE

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Le groupe pose devant la cheminée relique de l'ancienne usine sucrière de Mahavel

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Entrée du Domaine de Mahavel, palmier trièdre Dypsis decaryi à gauche, calebassier à droite

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Crescentia cujete (pas C. alata), le calebassier

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Daniela ansifolia

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Odontonea picta

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Pelargonium x denticulatum à odeur de citronelle

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Goyavier nain décoratif

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Aloès sur fond de vieille cheminée d'usine à sucre

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En ce qui concerne les Palmiers, plusieurs plantations en alignement ont ravi nos regards, depuis la haie de l'entrée avec ses palmiers trièdres Dypsis decaryi jusqu'aux bel alignement de ti coco Syagrus amara antillais en passant par celui de lataniers bleus de Maurice Latania loddigesii et rouges de la Réunion Latania lontaroides (plus loin un individu isolé de très grande taille et âgé de plus de 50 ans en fructification pourrait être originel sur le site). Les palmiers à huile Elaeis guineensis issus de graines rapportées de Tamatave en 1968 envahissent autour des pieds adultes, les rats dispersant les graines. Un palmier dattier Phoenix dactylifera fructifie malgré la densité des plantations non loin d'un talipot Corypha umbraculifera. Plusieurs rôniers Borassus flabellifer d'Asie cadrent magnifiquement avec les vieux murs en ruines et les alignements d'essences endémiques de la Réunion. Nous remarquons de loin l'abondante fructification d'Arenga undulatifolia aux longues feuilles vert bleutéargentées en dessous et à bords ondulés ainsi que les élégants palmiers royaux qui portent bien leur qualificatif sans oublier les feuilles bleutées de Bismarckia nobilis de Madagascar.

 

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Borassus flabellifer 

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Jupe de palmier Washingtonia robusta 

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Arenga undulatifolia avec fructifications

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Latanier bleu de Maurice Latania loddigesii

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Très grand latanier rouge Latania lontaroides endémique de la Réunion, âgé de plus de 50 ans, peut-être sauvage

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Un peu dans l’ordre de la visite suivent quelques détails concernant des plantes remarquables et photogéniques du domaine :

 

Un grand Bois d'ortie Obetia filicifolia au système racinaire très développé caractéristique, de la famille des Urticacées, est heureusement très peu urticant au contraire des orties de métropole. Ses feuilles et son écorce sont tant recherchées par les escargots Achatina pantherina introduits d'Afrique en 1821 qu'il est devenu rare au point de mettre en péril la survie du papillon Salamis angustina totalement inféodé au Bois d'ortie... et malgré l'introduction d'un autre gastéropode carnivore plus petit, Euglandia rosea prédateur des grosses achatines...

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Des Sanseveria à tige cylindrique de plus d'un mètre de hauteur comme Sanseveria pearsonnii d'Afrique du Sud, ou S. canaliculata de Madagascar.

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Un Amorphophallus «songe pâté» ou «cambarre malbar», étrange Aracée d'Inde à grande feuille découpée ne présente encore pas l'inflorescence apparaissant au bout de dix mois et à odeur très forte ! Son tubercule en patate dans le sol serait meilleur que l'igname.

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Dans un alignement d'endémiques locaux, le Bois Mussard Pyrostria sp. porte le nom de François Mussard, le tristement célèbre chasseur d'esclaves « marrons » échappés des propriétés de leurs maîtres lors de l’esclavagisme au 18ème siècle. Le Bois Mussard s'est raréfié dans la nature suite aux feux et aux invasions de pestes végétales.

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Solanum macranthum, « l'arbre patate » brésilien de la famille des Solanacées est très décoratif avec sa belle floraison passant du violet au lilas puis au blanc, pourtant ce bel arbuste reste rare à la Réunion.

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Le Bois de lait Tabernaemontana persicariifolia, endémique des Mascareignes en milieu sec, de la famille des Apocynacées est devenu très rare dans la nature. Sa floraison blanc jaunâtre est parfumée comme chez T. mauritiana plus commun mais en forêt plus humide. Les fruits sont en deux parties opposées jumelles dites en « philippine » (comme pour le jeu de filles où on sépare deux litchis jumeaux à la Réunion, deux amandes en métropole, la gagnante étant celle qui dit la première à l'autre le lendemain « bonjour philippine »)

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L'Hovénie sucrée Hovenia dulcis dit Raisin de Chine ou Jujube zig-zag de la même famille des Rhamnacées que le jujubier, originaire de Chine et du Japon, surprend par la forme en zig-zag du pédoncule floral comestible au goût très agréable de fruits sec sucré, mélange de goût de raisin sec, de figue sèche et de jujube. L'arbre très rare à la Réunion et d'introduction récente peut atteindre 10 mètres de haut, il pousse facilement dans la zone de l'oranger. Les fruits peuvent même être séchés.

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Jaboticaba Myrciaria cauliflora de la famille des Myrtacées, comporte dans son nom latin la particularité appelée « cauliflorie » des fleurs puis des fruits de pousser à même le tronc et les branches. Natif d'Amérique du Sud (sud du Brésil, Bolivie, Paraguay et Argentine) il est cultivé dans la région de Rio de Janeiro pour ses fruits dont certaines variétés ont la saveur et la texture du raisin, la peau restant un peu âpre. Au Brésil on en prépare un vin et des gelées. M. floribunda, espèce proche, pousse en forêt humide des Antilles et d'Amérique Centrale, ses petits fruits ronds à peau rouge deviennent jaunes ou pourpres à maturité. Le nom Jaboticaba sera popularisé à la Réunion par le groupe local du même nom venant de sortir son premier album de chansons en créole...

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Santol faux mangoustan jaune Sandoricum koetjape fruit tropical d'Asie du Sud-Est

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Le bois de sureau Leea sambucina Willd à baies non côtelées de son homonyme Leea guineensis africain est un cousin de la vigne aimant chaleur, humidité et ombre comme en forêt de Mare Longue ou dans le lit du Bras de Sainte-Suzanne. En plus d'utilisations médicinales il est décoratif, c'est une des rares plantes-pays bien présente au Jardin de l'Etat à Saint-Denis.

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Erythroxylon novogranatense est appelé « coca » car ses petits fruits rouges ressemblent à ceux du vrai coca, par contre leur teneur en cocaïne doit être très faible car en mâchant la feuille on ne ressent qu'une très petite anesthésie contrairement au vrai coca qui outre l'effet de drogue fut un des premiers moyens d'anesthésie locale.

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Brownea la Rose du Venezuela est un arbre planté en ornement pour sa floraison colorée en têtes sphériques, dans la forêt pluviale tropicale sud-américaine les fleurs sont pollinisées par les colibris.

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Aloe sp. provenant de la province du KwaZulu Natal en Afrique du Sud

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Calophyllum soulattri est appelé « mangue à grappes » pour la ressemblance des feuilles avec celles du manguier et la saveur acidulée des petits fruits bleuâtres de la taille d'une cerise. L'arbre proviendrait du sud-est asiatique et des Philippines. Deux autres espèces poussent à la Réunion dont C. takamahaca endémique des Mascareignes appelé « takamaka » au fruit de la taille d'un letchi.

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Feijoa sellowiana originaire d'Amérique du Sud donne des fruits comestibles de la taille du kiwi, au goût étrange de jaune d'oeuf dont la chair en a même la couleur, alors que des fruits que j'avais achetés en métropole avaient un goût bien plus fruité, s'agit-il bien de la même espèce ?

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Moracée inconnue à déterminer...

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Ochrosia elliptica des mangroves d'Australie et de Nouvelle-Calédonie a des fruits rouges jumelés « en phillippines » puis donnerait des graines ressemblant aux décoratives mintolla de la même famille des Apocynacées ? Les graines mintolla un peu plus grandes, comme des petites noix de coco, proviendraient de Cerbera odollam? d'Asie dit « arbre suicide » tant le poison qu'il contient aussi est violent, autre Apocynacée supportant également les milieux halophiles (à forte salinité). A Madagascar Cerbera odollam aurait servi de tanguin, philtre de vérité qui aurait tué des dizaines de milliers de personnes avant l'abolition de cette pratique en 1861 par le roi Radama II.

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L'arbre Clusia rosea, Clusie rose (famille des Clusiacées) peut atteindre 18 mètres de hauteur. Nommé "Autograph tree" en Anglais car ses feuilles épaisses, coriaces et cireuses permettent d'y graver des mots, les feuilles servaient même de cartes à jouer et de papier à lettre aux conquistadores. Mais le plus remarquable, ce sont ses magnifiques fleurs blanches de 5 centimètres de diamètre. Américain des forêts tropicales supportant bien la salinité du littoral marin, le genre Clusia comprend 300 espèces dont certaines étrangleuses comme des ficus étrangleurs.

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Colvillea racemosa, un des plus beaux arbres endémiques du sud de Madagascar, est planté ailleurs, comme près de Diégo Suarez dans le village de pêcheurs de Ramena où sa belle floraison visible de très loin m'avait surpris. Les inflorescences oranges en longues grappes portent des fleurs s'ouvrant les unes après les autres en commençant par le bas, elles sont pollinisées par des petites abeilles. Le fruit ressemble à celui du flamboyant de la même famille des Fabacées ex Légumineuses.

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Autres malgaches de belle taille déjà, des Moringa drouhardii ou hildebrandtii cousins du Mouroungue Moringa oleifera dont on consomme feuilles et gousses en brèdes (" brèdes et bâtons mouronges ").

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Un gardénia sud-africain, sans doute Gardenia volkensii pouvant atteindre 5 mètres de haut produit d'étranges fruits verruqueux en boules de Noël côtelées de couleur grise et de 7 centimètres environ.

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Un jeune safoutier Dacryodes edulis (Burseraceae) produira une fois adulte des safous, fruits africains parfois nommés « prunes », de couleur rose à bleue et à chair grasse un peu comme l'avocat. Ses fruits se mangent crus ou séchés mais le plus souvent cuits sur les braises dans leurs pays d'origine : Congo, Cameroun, Guinée, Gabon... Ils sont très nutritifs, aussi gras que l'avocat et riches en vitamines, minéraux, calcium, et phosphore.

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Bombacopsis, sorte de kapokier

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Le fils de Guy-Elie RIVIERE qui assure l'entretien du domaine devant un Bois d'éponge Gastonia cutispongia, Araliacée endémique de la Réunion poussant tout droit, ses branches formant ensuite un parasol. Ses jeunes feuilles sont colorées de nervures rouges pour devenir vertes à l'état adulte (hérérophyllie), son bois lui a valu le nom d'éponge et l'espèce est devenue très rare dans la nature.

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Goyavier Psidium cattleianum

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La prune icaque Chrysalobalanus icaco n'a pas une saveur justifiant sa plantation quand on sait que cette Chrysobalanacée est devenue une vraie peste végétale envahissante aux Seychelles. Nous avons déjà nos goyaviers qui au moins sont bien meilleurs au goût comme nous pouvons le vérifier juste à côté des prunes icaques. Une introduction d'Amérique tropicale en 1881 à la Réunion a heureusement échoué. En Guyane la prune icaque est surtout appréciée des enfants et des matrones qui utilisent le suc de la plante pour resserrer les muqueuses dans le but de simuler la virginité !

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Castanospermum australe, le Châtaignier d'Australie ou de Morton (Fabaceae) se distingue de loin par ses gousses brunes énormes contenant des graines plus grosses que des châtaignes dont elles auraient la saveur. Mais provoquant des diarrhées, elles ne sont peut-être pas plus comestibles que les marrons d'Inde car mortelles pour certains animaux domestiques... Contenant des principes amers, les aborigènes d'Australie les consomment en cas de disette après un long lavage, meulage, séchage puis cuisson. La castanospermine de la graine est utilisée en médecine contre les rétrovirus et lors des greffes.

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Manilkara zapota, « ti cou », sapote, « sapotille » à la Réunion, arbre à chicle ou à chewing-gum que l'on tire de sa sève. Son fruit brun comme un kiwi mais bien sucré et fondant est considéré comme l'un des meilleurs de sa famille des Sapotacées, pourtant il reste très rarement commercialisé en occident. Originaire d'Amérique il est essentiellement cultivé en Asie du Sud-Est. Il aurait été introduit à la Réunion en 1876 par Monsieur Couturier.

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Mimusops elengi dit « coing de Chine », « prune de Malabar » ou « élengi » appartient à la même famille des Sapotacées mais son fruit orangé n'a que peu de goût, en Inde on le consomme pour fortifier les gencives et contre la dysenterie, les fleurs sont distillées en parfum. La graine aplatie sert parfois à la confection de colliers en mélange avec d'autres graines.

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Erythroxylon hypericifolium bois d'huile ou bois des dames, protégé à la Réunion, est endémique des Mascareignes. Son nom de bois d'huile vient de sa facilité à s'enflammer et à garder la flamme comme une bougie. On faisait des balais avec ses branches, son bois était utilisé en ébénisterie et ses fruits étaient utilisés en sirop purgatif et dépuratif autrefois.

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«Toto margot» Heritiera littoralis pousse au bord de l'Océan Indien et en Polynésie, ses gros fruits à aile décoratifs flottent très bien et sont disséminés par les courants marins. Commun aux Seychelles et à Madagascar les côtes rocheuses de la Réunion ne lui conviennent pas, il est planté au Jardin d'Etat de Saint-Denis.

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Un «Chaulmoogra» Hydnocarpus sp. (Flacourtiaceae) de l'Inde est rempli de fruits bruns globuleux contenant des graines noires dont on extrait une huile pour soigner la lèpre. On en trouve dans le parc de l'Evêché à Saint-Denis et près de la léproserie de Saint-Bernard qui ne ferma ses portes qu'en 1980.

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Arbre à belle écorce, sorte de légumineuse d'Afrique du Sud

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Un peu d'eau dans une cavité naturelle d'un gros kapokier Ceiba pentandra à l'écorce verdâtre permet la reproduction des moustiques dont Aedes albopictus à points blancs bien visibles sur la photo au flash, le moustique vecteur du Chikungunya, maladie heureusement « disparue » depuis peu de la Réunion. Originaire d'Amérique, le kapokier est largement planté en Afrique dont Madagascar pour ses fibres blanches d'où son mon local «ouatier» bien qu'à la Réunion il n'y ait pas de sujets atteignant 40 mètres comme dans son milieu d'origine en Afrique.

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Longani Euphoria longan à gros fruits et encore en fructification

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Ramboutan ou litchi chevelu Nephelium lappaceum

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Le Durian ou dourian Durio zibethinus, Bombacacée asiatique et de Malaisie reste très rare à la Réunion où il aurait été introduit au début du 20ème siècle. La fleur aurait déjà une odeur désagréable de lait caillé ! Les gros fruits pesant jusqu'à 5kg et recouverts d 'épines pointues contiennent autour des graines dans cinq loges une crème blanchâtre à très forte odeur de vieux fromage qui rend le durian très peu recherché en dehors des pays asiatiques. L'odeur est si forte que des hôtels en Thaïlande affichent « Durian no admitted » et que leur transport aérien serait interdit ! Les graines peuvent se manger grillées ou frites dans l'huile. Contrairement aux durians du domaine de Mahavel, souvent ils ne fructifient pas à la Réunion.

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Note méditerranéenne: un figuier Ficus carica avec de belles figues

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Plaqueminier dit kaki Diospyros kaki aux fruits orangés

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Très grosses jujubes sur un jujubier Ziziphus mauritiana

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Vue sur le Bras de la Plaine depuis le Domaine de Mahavel

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Hétérophyllie chez le Benjoin-pays Terminalia bentzoe endémique de la Réunion et de Maurice, arbres souvent écorcés à mort dans la nature par les tisaneurs.

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Arbre «exotique» dans notre hémisphère sud: un Chêne pédonculé Quercus robur à feuilles sans pédoncules, ces derniers sont par contre très longs pour porter les glands « en pipe » Pour le proche Chêne sessile (absent de la Réunion ?) c'est au contraire la feuille qui présente un pédoncule et non le gland. Le chêne pédonculé a été planté en ornement dans des parcs d'Afrique du Sud et de Madagascar et plutôt en altitude. A la Réunion il est utilisé en boisement à Salazie ou à Cilaos où il aurait tendance à s'installer, profitant d'un climat plus proche de celui de métropole.

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Cannelier Cinnamomum cassia aux jeunes pousses rouges dont les feuilles ont l'odeur de la cannelle contrairement au Cannelier de Ceylan dont on prélève l'écorce odorante

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Plusieurs zévis pommiers de cythère Spondias dulcis aux nombreux fruits 

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Phlogacanthus turgidus, Acanthacée à belle fleur bleue qui n'est que très peu décrite sur internet, elle n'aurait pas de nom en français. A la Réunion on l'appelle «tic-tic» ou «vanille marron». On la trouverait aux Seychelles, à Maurice et à la Réunion, sans doute uniquement à l'état cultivé, originaire du Vietnam ?

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Entada est une Fabacée, une trentaine d'espèces (21 en Afrique, 6 en Asie et 2 en Amérique tropicale) poussant en buissons, arbres ou lianes comme Entada gigas « cœur de la mer » donnant des grandes gousses décoratives vendues en souvenir dans l'Océan Indien. Pouvant atteindre 2 mètres de long, ces haricots géants contiennent 10 à 15 graines en forme de cœur d'où le nom « cœur de la mer » dont on fait des colliers. Les graines contiennent une poche d'air pour flotter et échouent souvent sur les plages à Madagascar et Mayotte. Rarement plantée à la Réunion, son feuillage dense couvre ici une surface verticale haute de plusieurs mètres, sans gousses lors de la visite.

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Gros tamarinier Tamarindus indica portant de nombreuses gousses de couleur marron

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Arbuste à belle fleur de la famille des Simaroubacées

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Macadamia ternifolia, Noisetier d'Australie ou Noyer du Queensland produit des noix rondes d'un goût très fin mais à coques très difficiles à casser au point que nommées « noix marteau » à la Réunion. Largement cultivé en Californie il n'a été introduit qu'en 1974 à la Réunion dans le sud de l'île où il reste peu connu bien que fructifiant tous les ans de décembre à mai. Macadamia tetraphylla a aussi été planté sur l'île

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Les mahots sont au nombre d'une douzaine d'espèces à la Réunion dont Dombeya acutangula variété palmata hétérophylle: les jeunes feuilles sont palmées tandis que les adultes sont plus ou moins entières.

-Feuilles adultes

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Jeunes feuilles 

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Le Bois de senteur blanc Ruizia cordata de la famille des Sterculiacées pouvant s'hybrider avec les Dombeya pourrait prochainement changer de famille... L'hérérophyllie est encore plus marquée chez ce petit arbre endémique presque disparu dans la nature: les jeunes feuilles (à gauche) sont très découpées alors que les feuilles adultes ont un limbe large (à droite).

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citronniers et orangers de diverses variétés, et nombreuses autres espèces... 

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Un relevé précis des espèces serait à faire dans un domaine aussi riche et que seul un passionné débordant d'énergie comme le fils de Monsieur Guy-Elie RIVIERE peut réussir à entretenir, peut-être dans le cadre de visites publiques un jour...

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